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Visite immersive en Égypte antique

L’Égypte antique ! Qui n’est pas fasciné par tant de splendeurs et de mystère réunis dans des lieux somptueux en plein désert ?

Mais tout le monde n’a pas le temps, l’argent et l’opportunité de se rendre sur place pour marcher sur les traces de Cléopâtre et de Toutankhamon ! C’est pour cela qu’aujourd’hui, je vous propose de m’accompagner sur une avenue de de 2,7 km de long qui relie le temple de Karnak au temple de Louxor. Bordée, sur ses deux côtés, de sphinx et de statues à tête de bélier, cette avenue des Sphinx se trouve dans l’ancienne ville de Thèbes (l’actuelle Louxor).

On la connait aussi sous le nom de Route des festivités du roi, également connue sous le nom de Route des Béliers (en arabe : طريق الكباش).

Commencée à l’époque du Nouvel Empire, la construction de l’Avenue des Sphinx s’est achevée durant la Basse Époque, sous le règne de Nectanébo Ier, souverain de la XXXe dynastie (380–362 av. J.-C.). Au fil des siècles, la voie fut ensuite ensevelie sous plusieurs couches de sable.

En 1893, l’égyptologue Georges Daressy constata que, du côté de Louxor, l’ancienne voie demeurait enfouie sous les sédiments et que les fouilles étaient rendues impossibles par la présence de la nappe phréatique. À proximité de Karnak, en revanche, une portion de près d’un kilomètre du tracé restait alors accessible et visible.

Les premières découvertes attestant l’existence de l’avenue remontent à 1949, à proximité du temple de Louxor. Cette année-là, l’archéologue égyptien Mohammed Zakaria Ghoneim découvrit huit statues enfouies le long de son tracé. Les recherches se poursuivirent au cours des décennies suivantes : 17 statues supplémentaires furent mises au jour entre 1958 et 1961, puis 55 autres entre 1961 et 1964, dans une zone couvrant environ 250 mètres. Il fallut toutefois attendre la période comprise entre 1984 et 2000 pour que le parcours complet de l’avenue soit progressivement identifié. Cette avancée permit de préciser son tracé et d’engager de nouvelles campagnes de fouilles. Au total, 1 057 statues auraient autrefois bordé cette voie monumentale. Ces sculptures peuvent être regroupées en trois grandes catégories :

  • Le premier type représente un corps de lion avec une tête de bélier. Ces statues étaient installées sur une portion d’environ 305 mètres entre le temple de Karnak et l’enceinte de Mout, sous le règne de Toutânkhamon, durant le Nouvel Empire.
  • Le deuxième type est constitué de statues représentant des béliers entiers. Elles furent réalisées dans une zone éloignée au cours de la XVIIIe dynastie, sous le règne d’Amenhotep III, avant d’être transférées ultérieurement vers le complexe de Karnak.
  • Le troisième type, qui représente la majorité des statues, correspond aux sphinx, avec un corps de lion et une tête humaine. Ces statues s’étendent sur plus d’un kilomètre jusqu’au temple de Louxor.

Le 25 novembre 2021, l’avenue fut ouverte au public après l’achèvement de travaux de restauration qui avaient duré plus de sept décennies.

Les cérémonies d’inauguration comprenaient un défilé avec des participants vêtus de costumes pharaoniques, un orchestre symphonique, des jeux de lumière, des danseurs professionnels, des embarcations sur le Nil ainsi que des calèches tirées par des chevaux. Lors de la cérémonie, trois répliques de bateaux d’inspiration pharaonique, recouvertes d’une finition dorée, furent présentées en hommage à la triade divine de Thèbes : Amon-Rê, associé au Soleil, Khonsou, lié à la Lune, et Mout, figure de la déesse mère. Ces embarcations symboliques furent transportées par des porteurs vêtus de longues tenues aux teintes or et noir.

Pour le plaisir des yeux et des oreilles , voici une vidéo qui présente les séquences les plus spectaculaires : chars, costumes pharaoniques rehaussés d‘ânkh, spectacles et mise en scène nocturne de cette inauguration pharaonique !

Crédits photographiques : Par Holger Uwe Schmitt — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=185197721

Axelle Rousse_Redacxelle

Femme fatale aux courbes si parfaites qu’indicibles, je reste au foyer pour éviter les paparazzi et mener une vie tranquille loin des projecteurs. J’en profite pour cultiver mes neurones et m’intéresser à tout et n’importe quoi. Mes madeleines préférées sont la grammaire française, la littérature, la musique savante et la pédagogie.

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