Ainsi des images peuvent être captées jusqu’en début de séance (arrivée du prévenu dans le box par exemple) et à la fin de celle-ci derrière les portes de la salle (interview des avocats). Le reste du temps, tout ces gens d’images sont priés de sortir de la salle.
En conséquence, seuls les chroniqueurs (presse écrite) et les dessinateurs judiciaires sont autorisés à rapporter ce qui se passe dans la salle. Quelques instantanés vite réalisés à la gouache sont les seuls véhicules des instants cruciaux et de la dramatique des procès. Ces dessins, contrairement à des photos, n’entravent pas la loi de 1954 puisqu’ils sont considérés comme des interprétations.
Cependant, une loi de juillet 1945 autorise l’enregistrement de procès pour constitution exclusive d’archives historiques. Cela sera réalisé à de rares exceptions (le procès de Klaus Barbie à Lyon en 1987 par exemple).
Et ne vous laissez pas berner par les images des séries américaines, la loi est totalement différente là-bas. Les journalistes ont presque tous les droits dans une salle d’audience, à la limite de monter une canadienne (la tente, hein).
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Merci pour la précision dans ta dernière phrase ; je n'aurai pas pensé à la tente. :-)
Et merci pour l'article qui répond à une très bonne question !
Merci pour l'info ! Je ne savais même pas qu'une canadienne pouvait être une tente...
Merci pour ce magnifique article
n'entravENT pas la loi.
Vous avez complètement raison. Je ne suis pas étranger à quelques fautes de grammaire dues à l'inattention. Merci de votre remarque, c'est corrigé. ;-)