Sous le règne de Napoléon Ier, la France connaît de profondes transformations qui marquent durablement la société. Son gouvernement favorise le développement de l’industrie, des sciences, des transports et de l’enseignement, tout en intervenant dans l’agriculture et la vie quotidienne des Français. Cependant, ces changements s’accompagnent aussi de nombreuses oppositions, en France comme dans les territoires conquis, notamment sur les plans politique et religieux.
Sous le règne de Napoléon Ier, la France connaît de profondes transformations qui marquent durablement la société. Son gouvernement favorise le développement de l’industrie, des sciences, des transports et de l’enseignement, tout en intervenant dans l’agriculture et la vie quotidienne des Français. Cependant, ces changements s’accompagnent aussi de nombreuses oppositions, en France comme dans les territoires conquis, notamment sur les plans politique et religieux.
L’ère napoléonienne se caractérise par un grand développement industriel dans l’industrie textile avec de nombreuses inventions techniques. La Sidérurgie se développe. La France possède 200 hauts fourneaux, nécessaires à la production du fer. C’est le matériau de base pour fabriquer les milliers de fusils et de boulets de canon qui alimentent les guerres de Napoléon. A la bataille de Leipzig, en 1813, 400 000 boulets ont été tirés !
« Si je n’étais pas devenu général en chef… je me serais jeté dans l’étude des sciences exactes ». Napoléon est un fervent défenseur des Sciences : il a lu de nombreux ouvrages de Sciences naturelles, de physique, d’astronomie. Il favorise l’épanouissement d’une élite scientifique : Pierre Simon Laplace règne sur l’astronomie et la physique mathématique grâce à sa mécanique céleste. En chimie, Claude Berthollet, Jean Chaptal, Antoine Fourcroy, Nicolas Vauquelin, Louis Joseph Gay-Lussac, Louis Thenard continuent l’œuvre de Lavoisier. En mathématique, le préfet Joseph Fourier, qui a participé à l’expédition d’Égypte, invente un nouveau type d’analyse mathématique. L’abbé René Just Haüy est le père de la cristallographie moderne. En sciences naturelles, Louis Daubenton et Étienne Lacepède sont les dignes héritiers de Buffon. Georges Cuvier, Jean-Baptiste Lamarck et Étienne Geoffroy Saint-Hilaire préparent la théorie de l’évolution. Enfin, Jean Corvisart, Philippe Pinel, Xavier Bichat et Antoine Fourcroy fondent une médecine résolument moderne !
Puisque l’Angleterre bloque les mers, la France doit trouver de nouvelles voies de communication. Napoléon n’est pas convaincu de l’intérêt du chemin de fer. Il développe les voies fluviales en traçant des canaux dans le Nord, notamment pour faciliter le fret de la sidérurgie.
Il sait aussi l’importance des routes pour les déplacements militaires : il ordonne de grands travaux de voirie sur l’ensemble du territoire. En 1811, l’Europe connait une grave crise agricole : le prix du blé s’enflamme à la suite de mauvaises récoltes. Les riches stockent pour vendre plus cher. Napoléon intervient en envoyant les gendarmes dans les campagnes et établit un prix maximum pour le pain. En 1812, heureusement, la récolte est généreuse. L’élevage se multiplie, surtout celui des moutons, afin de fournir l’industrie textile. Deux plantes font leur apparition : la pomme de terre, qui remplace le blé lors de la disette de 1811 et la tomate, qui perce jusqu’au Nord de la France.
En 1800, les écoles primaires sont encore peu développées : lorsque la commune paye un instituteur, il doit aussi prendre la charge de sacristain. C’est souvent le prêtre du village qui instruit quelques rares enfants, lorsqu’ils n’ont pas de travail aux champs. Napoléon ne s’intéresse pas à ces écoles primaires : il fonde 45 lycées, réservés à la bourgeoisie. Elèves et professeurs y portent l’uniforme et on y apprend à manier les armes dès l’âge de 12 ans. L’école polytechnique, créée en 1794, prendra le statut militaire en 1804. Napoléon lui donne sa devise : « Pour la patrie, les Sciences et la Gloire ». On dit aussi que Napoléon a posé les fondations du baccalauréat moderne.
L’Europe résiste face à l’envahisseur. En Espagne, La religion le 2 mai 1808, des soldats français sont tués dans les rues de Madrid. La révolte gagne toute l’Espagne. Au Tyrol et en Prusse, des groupes de partisans s’arment contre les Français. La Résistance passe aussi par le refus de payer les impôts ou de fournir des hommes pour la Grande Armée.
L’Europe sous Napoléon s’enfièvre d’une immense foi populaire, souvent tournée vers la haine de Napoléon. Les catholiques ne lui pardonnent pas d’avoir emprisonné le Pape en 1809, qui refusait de soutenir le Blocus continental sur son territoire. L’Eglise prend une attitude plus distante avec l’Empire, qu’elle soutenait auparavant. Les jeunes prêtres se font missionnaires et tentent de rechristianiser la France.
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