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L’île qui donna son nom à tous les phares

Connaissez-vous les sept merveilles du monde antique ? La plupart ont disparu, mais leur légende continue de fasciner l’humanité à travers les siècles.

  1. La pyramide de Khéops
  2. Les jardins suspendus de Babylone
  3. La statue chryséléphantine de Zeus à Olympie,
  4. Le temple d’Artémis, à Éphèse
  5. Le tombeau de Mausole, à Halicarnasse
  6. Le « colosse de Rhodes », sur l’île grecque de ce nom ;
  7. La tour-fanal de Pharos, dite « phare d’Alexandrie », en Égypte.

L’une d’entre elles, celle qui nous intéresse aujourd’hui a été bâtie sur une petite île située à l’extrémité ouest du delta du Nil dans le royaume de l’Égypte antique. Réalisée sous le règne de Ptolémée II Philadelphe (280-247 avant Jésus-Christ), cette construction fut pendant plusieurs siècles l’une des plus hautes structures construites par l’homme. On estime que sa hauteur totale était d’au moins 100 mètres. De quoi s’agit-il ? Du phare d’Alexandrie. Et savez-vous quel est le nom de l’île sur laquelle il a été érigé ? L’ île de Pharos. Elle se trouve exactement sur un isthme où Alexandre le Grand fonda la ville d’Alexandrie en 332 av. J.-C.

Cette tour monumentale guidait les navires grâce à un feu puissant, visible de très loin, ce qui était une innovation majeure pour l’époque.

Avec le temps, ce bâtiment est devenu tellement emblématique que son nom a fini par désigner… tous les dispositifs similaires. Les Grecs disaient « pharos » pour parler de cette tour lumineuse. Les Romains ont repris le mot, puis il s’est diffusé dans les langues européennes.

En français, « pharos » a évolué phonétiquement pour devenir phare. Résultat : aujourd’hui, chaque tour qui guide les marins dans la nuit porte un petit héritage linguistique de cette île antique.

Le phare a été gravement endommagé par trois tremblements de terre survenus entre 956 et 1303 apr. J.-C. et est devenu une ruine abandonnée. Il a survécu en partie jusqu’en 1480, date à laquelle ses dernières pierres ont été utilisées pour construire la citadelle de Qaitbay sur le site.

Une île, une merveille, une tour légendaire, et un feu assez célèbre pour allumer un mot dans toutes les langues. Quel beau témoignage pour une simple veilleuse du bord de mer !

Crédits photographiques : Par Emad Victor SHENOUDA, Attribution, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=27872767

 

Axelle Rousse_Redacxelle

Femme fatale aux courbes si parfaites qu’indicibles, je reste au foyer pour éviter les paparazzi et mener une vie tranquille loin des projecteurs. J’en profite pour cultiver mes neurones et m’intéresser à tout et n’importe quoi. Mes madeleines préférées sont la grammaire française, la littérature, la musique savante et la pédagogie.

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