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Les méthodes d’exécution à travers les lieux et les époques.

La peine de mort ou peine capitale, désigne une décision de justice faisant suite à un procès où l’accusé à été jugé coupable d’un « crime capital« . Si il n’y a pas eut de procès et que la décision a été prise arbitrairement on appellera plutôt ça une exécution sommaire, un acte de vengeance ou une justice privée.

Ce billet vous dévoilera (ou non) la cruauté et l’ingéniosité des peines de mort à travers les ages, les lieux et les régimes politiques. Si aujourd’hui cette peine est fortement remise en question, elle reste tout de même encore pratiquée dans un nombre important de pays à travers le monde.

Commençons une première partie pour parler des méthodes d’exécutions bien connues:

La dernière pendaison au Canda, en 1902

  • Le crucifiement (Le terme crucifixion est réservé au crucifiement de Jésus Christ en particulier). Popularisé par l’Eglise, je doute qu’il soit nécessaire de présenter le principe mais tout de même: On clou le présumé criminel sur une croix en T et on peut dans certains cas le fouetter. Pour l’anecdote, le supplicié ne décède généralement pas de soif, d’épuisement ou  d’hémorragie mais par asphyxie! En effet, le crucifié utilise les muscles des épaules, pectoraux et intercostaux pour relever son corps et s’aider à respirer. Il peut s’appuyer sur ses pieds quand ceux-ci reposent sur une console, mais le corps retombe quand les muscles des jambes se fatiguent à leur tour. Cette alternance entre blocage et détente respiratoire finit par créer des crampes conduisant à l’asphyxie. Pour accélérer la mort, les jambes du condamné sont brisées à la barre de fer (crurifragium). Le condamné ne peut plus alors se redresser et s’épuise rapidement.
  • La décapitation. Par guillotine, hache ou épée. Rappelons que l’exécuté peut rester conscient 7 secondes après le décollement.
  • La pendaison, avec ou sans chute.
  • Le gazage. Asphyxie forcée par diffusion de gaz toxiques dans une salle close où est situé le supplicié.
  • La fusillade. Souvent réservée aux militaires (sédition, désertion, rébellion…).
  • La chaise électrique.
  • L’enflammement, sous forme de bûcher, de four ou de grill.
  • La lapidation. L’accusé est alors la cible de jets de pierre, traditionnellement exécutés par le peuple.
  • L’injection létale. Execution par injection intra-veineuse de trois produits successifs: le thiopental sodique pour anesthésier le condamné, du pancuronium destiné à paralyser les muscles, ce produit n’est pas nécessaire pour que l’exécution soit effective, il sert juste à rendre la mort plus digne pour le condamné et les témoins en évitant qu’il ne bouge dans son inconscience. Et pour finir du chlorure de potassium, provoquant un arrêt cardiaque.

Cette seconde partie consistera à lister de façon non exhaustive les peines de mort insolites, originales voir totalement méconnues du grand public. Certaines révèlent une très profonde cruauté, jugez plutôt:

  • La cage à marée. On enferme le ou les supplicié(s) dans une cage fermée pour ensuite la placer au bord d’une eau sujet à la marée. La monté des eaux va petit à petit noyer le(s) condamné(s). Cette cage pouvait accueillir entre 5 et 10 personnes.
  • Le découpage. Consiste à sectionner les membres avec un instrument plus ou moins tranchant : hache, sabre ou même scie.
  • Le sciage. Soit longitudinal en commençant par l’aine, soit transversal.
  • Le dépeçage vivant, pratiqué surtout en Chine sous le nom de Lingchi jusqu’au début du XXe siècle, pour des crimes exceptionnels, comme ceux envers la famille impériale.
  • L’écrasement. Comme son nom l’indique, c’est l’exécution par intense pression sur l’une ou la totalité des parties du corps du supplicié. Parfois exécuté par un éléphant en Asie, cette pratique ne vise pas forcément la mort instantané. Le supplice peut en effet durer plus longtemps afin de conserver la souffrance du condamné.
  • L’emmurement. Le supplicié est mis dans une chambre hermétiquement close (privation d’air, de nourriture et de boisson). Une variante fut appliquée dans l’Italie fasciste, consistant à emmurer la victime attachée au mur, dans un creux ou un réduit de construction. Avant la mise en place du dernier parpaing, un chat était introduit et enfermé avec la victime. Le chat devait par la faim, commencer à attaquer et boulotter la victime qui ne pouvait se défendre étant attachée au mur.
  • L’enfouissement vivant.
  • La flagellation, qui peut rapidement devenir mortelle. Elle est notamment pratiqué avec le knout, fouet principalement utilisé dans la Russie impériale. C’est de là que provient l’expression « Vivre sous le knout » car il symbolise un régime tyrannique. L’anecdote veut que le supplice, en Russie, était exécuté par un bourreau qui était habituellement un criminel ayant suivi une période de probation ainsi qu’une formation et bénéficiait d’une réduction de peine pour ces services .
  • Le fracassement du crâne.
  • Méthode utlisant des animaux:
  • Écartèlement par des chevaux
  • Dévoré par des animaux sauvages affamés
  • Morsures de serpent
  • La strangulation.
  • La mort par ébouillantage. Cette méthode consiste à plonger le condamné dans un grand chaudron où l’on a fait bouillir de l’eau ou de l’huile. L’exécution pouvait être plus ou moins longue selon la vitesse à laquelle le bourreau descendait le condamné et selon le liquide utilisé. Lorsque la mort se doit d’être lente et douloureuse, on immerge d’abord la victime pour ensuite allumer le feu sous la marmite.

La dernière partie sera dédiée aux peines de morts qui sont, selon moi, les plus atroces et les plus barbares:

  • L’écorchement. Celle ci consiste à retirer la peau  (épiderme, derme, hypoderme) jusqu’au fascia musculaire (enveloppe des muscles) du reconnu coupable. Le bourreau incise soit le dessous des pieds, soit le sommet du crâne, et tire sur la peau pour l’arracher : la chair se retrouve à nu et la personne meurt après plusieurs heures de souffrance.
  • Le scaphisme (mon favoris) :  On prend deux bacs en bois d’ 1 mètre 50 sur 1 mètre environs, on pose le condamné sur le premier, positionné sur le dos, et on pose le second bac sur lui. On aura préalablement fait deux arcs de cercles au niveau des bras, des jambes et de la nuque afin que la victime ait les membres et la tête en dehors de la sorte de cercueil formé. On fait en sorte que l’intérieur soit totalement hermétique et qu’en aucun cas il puisse rentrer les jambes, les bras ou la tête. On tourne son visage vers le soleil et on lui donne à manger, qu’il le veuille ou non. Et on procède de cette manière durant quelques semaines/mois. Petit à petit l’homme va déféquer dans sa boite et l’accumulation et la décomposition de ses fientes vont donner naissance à des vers, qui vont ronger son corps jusqu’à ses parties intimes. Quand le supplicié est mort, on ouvre la boite et on y trouve ses entrailles encore grouillantes de vers. [Texte d’origine]
  • Le supplice de la roue. Le bourreau procédait de la façon suivante : le condamné était attaché sur une croix de Saint-André pourvue d’encoches sur la longueur. À ces endroits, le bourreau frappait les membres avec une barre de fer pour les briser. Puis il défonçait la poitrine d’un grand coup. Il attachait alors le supplicié, bras et jambes repliés sous lui, sur une roue montée sur un essieu et le laissait ainsi exposé jusqu’à ce que mort s’ensuive.
  • Le pal (proche de l’empalement). Selon une méthode illustrée sur des reliefs assyriens, la victime était empalée juste en dessous du sternum sur un pieu planté à la verticale, puis laissée telle quelle jusqu’à ce que mort s’ensuive. Toutefois, la méthode la plus répandue est celle employée par Vlad III (qui inspira la légende de Dracula), et dont il existe des traces en Russie et en Turquie, qui voulait qu’on enfonce le pal dans l’anus du condamné, avant de le planter en terre. La cruauté du supplice était modulée par le degré d’acuité de la pointe, la taille du pieu, et la profondeur à laquelle on l’enfonçait. Le plus fréquemment, la pointe entrant dans le corps était arrondie afin de repousser les chairs sans les léser, afin que le supplice dure le plus longtemps possible. Elle ressortait par le thorax, par les épaules, ou par la bouche, en fonction de la direction donnée. Le but était d’apporter une frayeur maximale aux spectateurs.
  • La vierge de fer (Iron Maiden en anglais pour ceux qui ne le savaient pas déjà) : C’est un instrument de torture ayant la forme d’un sarcophage en fer ou en bois et garni en plusieurs endroits de longues pointes métalliques qui transpercent lentement la victime placée à l’intérieur lorsque son couvercle se referme. Les pointes perçaient les mollets, les cuisses et le torse, sans atteindre le cerveau ni les yeux; laissant ainsi le condamné agoniser durant plusieurs heures.
  • Le versement de métal en fusion (généralement de l’or) sur ou dans le corps des suppliciés.

Voila une liste assez longue et, j’imagine, plutôt horrifique; mais cette fois publiée à 16h ! J’espère tout de même ne pas vous avoir fait vomir votre goûter ou votre diner! Si jamais c’est le cas, n’hésitez pas à prendre en photo votre créative régurgitation, cela fera une splendide illustration pour cet article relativement macabre.

Vous aurez noté que certaines des méthodes de torture et d’exécution étaient en vert. Ce sont celles qui sont encore en pratique autour du globe.

Pour finir, un petit tableau récapitulatif des morts par peine capitale en 2009 :

Pays Nombre Continent
Chine Plusieurs milliers Asie
Iran Au moins 388 Asie
Irak Au moins 120 Asie
Arabie saoudite Au moins 69 Asie
États-Unis d’Amérique 52 Amérique
Yémen Au moins 30 Asie
Viêt Nam Au moins 9 Asie
Soudan Au moins 9 Afrique
Syrie Au moins 8 Asie
Japon 7 Asie
Égypte Au moins 5 Afrique
Libye Au moins 4 Afrique
Bangladesh 3 Asie
Thailande 2 Asie
Malaisie Plusieurs Asie
Corée du Nord Plusieurs Asie
Singapour 1 Asie
Botswana 1 Afrique

exhaustiL’eeeeeeeeeeee

Colo_

View Comments

  • Je viens d'être exécuté à coups de fautes d'orthographe, de grammaire et de syntaxe. Colo_ m'a tuer.

  • Colo_ m'a tué *

    Quand on critique la façon d'écrire de quelqu'un, on se doit d'être irréprochable ;).

    Mais par contre, j'aimerai que tu cites mes fautes afin que je puisse les corriger au plus vite.

    • J'aimerais *
      Il s'agit là du conditionel ; heureux d'avoir répondu à tes attentes

  • Il était assez difficile de faire le lien, étant donné l'absence totale de rapport entre ce meurtre (et cette phrase que je connaissais pourtant) et cet article.

    J'attends toujours les fautes en tout cas =). Après re-lecture, j'en ai trouvé 3 que je vais m'empresser de corriger. Pour le reste j'aimerai que tu me les cites, que je comprenne une telle hyperbole pour premier commentaire =).

  • Semble-t-il que les vikings avaient pour loisir occasionnel de mettre des femmes enceintes et de leur attacher bras et jambes.. elles mourraient lors de l'accouchement dans d'atroces souffrances.

    Cela dit, ça n'entre pas dans cet article car elles n'avaient rien fait..

  • L'ébouillantage, quelle méthode affreuse... en Islam il est totalement interdit de punir qui que se soit par le feu, même pour se protégé d'un animale féroce, enfaite l'ébouillantage me rappelle l'origine de l'expression "mettre sa main au feu" Cette expression vient du Moyen Âge : quand les juges ne pouvaient pas trancher une affaire, l’accusé devait se soumettre au jugement de Dieu (ou "ordalie") en passant une épreuve, l’une de ces épreuves consistait à retirer un objet d’un chaudron d’eau bouillante. Si au bout de trois jours la plaie s’infectait, la personne était déclarée coupable

  • je me demande comment ces bourreaux pouvaient pratiquer ces supplices froidement , et sur des gens qu'ils ne connaissent même pas ...
    comment ils dorment la nuit ? vraiment c'est affreux !
    les pires sont : l'écorchement et le scaphisme :'(

  • Un spécialiste du macabre notre cher Colo_. C'est clair qu'on avait pas encore été sur ce terrain. Mais l'article est clair, direct (c'est le moins qu'on puisse dire), et bien agencé. On peut en avoir un sur les Bisounours ^^ ?

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