Origine des bis, ter, quater dans les numéros de rue

Plaque de rue bisOn voit souvent dans une rue un numéro suivi d’un bis, ter, quater mais d’où viennent ces termes latins après les numéros ?

Lorsqu’une rue est créée, elle a un plan d’adressage fixe enregistré au cadastre, si la rue se prolonge dans le futur, les numéros s’incrémenteront en partant du dernier numéro. En général, le début de la rue (n° 1 et 2) commence du coté de la rue le plus proche du centre ville et le dernier numéro est celui qui s’en éloigne le plus, cette règle est souvent appliquée mais peut ne pas être respectée si le maire de la commune en décide autrement. Un numéro incrémental sera dans tous les cas affecté à toutes les parcelles lors de la création de la rue.

Il peut s’avérer que dans l’existence d’une rue, une parcelle soit amenée à être scindée en plusieurs nouvelles parcelles. Pour une rue dont les numéros vont de 1 à 200, et que la parcelle n° 32 doit être vendue à plusieurs personnes, on ne va pas renuméroter tout le reste de la rue juste pour ça. Il a donc été décidé que ces parcelles auraient toutes le même numéro de rue mais qu’une différenciation serait faite par une lettre (a,b,c) ou par les mentions bis, ter, quater, voire ante (précédente) pour les parcelles dont l’entrée principale historique se trouve après la première nouvelle parcelle.

A l’inverse, lorsqu’un acheteur souhaite acheter plusieurs parcelles adjacentes, on regroupe leur numéro, par exemple, si un acheteur souhaite acquérir les parcelles 66 à 70, la nouvelle numérotation de la parcelle sera 66-70.

Chaque modification effectuée sur une parcelle doit être déposée et enregistrée au cadastre.

A propos de l'auteur

Bastien

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15 commentaires

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  • Et voici la suite des suffixes latins, pour ceux que ça intéresse 🙂

    5 quinquies
    6 sexies
    7 septies
    8 octies
    9 novies
    10 decies
    11 undecies
    12 duodecies
    13 tredecies
    14 quattuordecies
    15 quindecies
    16 sexies decies / sedecies / sexdecies
    17 [vide]
    18 [vide]
    20 vicies
    25 vicies quinquies
    28 duodetricies
    30 tricies
    39 undequadragies
    40 quadragies
    50 quinquagies
    60 sexagies
    70 septuagies
    80 octogies
    90 nonagies
    100 centies
    200 ducenties
    300 trecenties
    400 quadringenties
    500 quingenties
    600 sescenties
    700 septingenties
    800 octingenties
    900 noningenties
    1000 millies ou millies
    2000 bis millies

    (C’est en provenance du Gaffiot – dictionnaire de latin)

  • Une idée sur la numérotation avec des grands incréments entre les maisons ?

    Genre (les maisons se touchent) 1,258,658,1547 ?

    J’aurais pensé à une histoire de distance mais ça ne colle pas avec les mesures métriques…

  • bob > Surement l’exception qui confirme la règle 🙂

    Il faudrait voir l’historique de la rue, mais en général si les numéros sont espacés, c’est que la numérotation métrique a été utilisée mais si elles se touchent, je ne sais pas du tout.

    C’est une toute petite rue ?

  • Une idée pour un futur article : d’où vient le fait que les numéros d’une rue soit d’un côté pair, et de l’autre côté impair.
    Si je vous dis cela, c’est que je pense habiter dans la seule rue où les numéros ne sont pas comme cela!!! Ils se suivents si on prend les maisons une par une du même côté!!!

  • C’est la commune qui décide de l’organisation de la numérotation d’une rue, donc il n’y a pas vraiment de règle. Ainsi, on peut retrouver impair d’un côté, pair de l’autre, ou impair/pair d’un côté, etc.

    Pour les grands incréments, c’est plutôt bizarre…

  • Je ferais un relevé des numéros vu que c’est entre autre le cas d’une rue de mon village à côté de Melun, assez longue puisqu’elle en faisait le tour dans son intégralité le long des anciens fossés suivant un plan quadrangulaire de 200 mètres de côté (nom complet, rue des Pourtours des Fossés) mais qu’une partie a été renommée dans le passé (et numéroté conventionellement alors)

    Il y avait également une numérotation comme cela dans la rue où habitait mon cousin, dans l’Oise…

  • Super intéressant comme article 😀 ! Et si je peux me permettre de rajouter un com personnel : ça devrait être une obligation de coller un numéro sur CHAQUE parcelle ! JE sais que je suis pas très douée et que mon sens de l’orientation est pitoyable, mais ça me soule quand il n’y a pas de numéros partout et que c’est au bout de 500mètres qu’on se rend compte qu’on est dans la mauvaise direction et qu’il faut faire demi-tour !!!

  • @quanto j’ai cru que c’était une blague en te lisant lol en tout cas tiens nous au courant pour la numérotation, peut être devrait tu appeler la mairie ?

  • Et comment s’appelle l’ensemble ?

    Moi, dans mes formulaires, j’appelle ça “quantième” :

    Nom : ……
    Prénom : …….
    N° dans la Voie : …..
    Quantième : …….
    Type de Voie : ……
    etc.

    Je sais que ce n’est pas “quantième”, qu’un mot existe, je l’ai vu mais ne le retrouve pas.

    Une idée ?

  • Quel numéro faut-il attribuer avant le N°1, (problème suite à construction de maison postérieur
    à une numérotation déjà effectuée avant).
    D’avance, merci de votre réponse.
    Philippe DAVY

  • Que signifie l’abréviation “Ter”, s’il vous plaît ? Exemple : 26 TER Quai des Martyrs…. Au bord de seine. Merci 🙂.

    • Ce n’est pas une abréviation, ça veut dire “troisième fois” en latin, donc c’est quand le numéro se répète plusieurs fois dans une rue suite à une division de parcelle, donc le 26 bis (= “deuxième fois”) et le 26 ter ont été créés dans votre rue pour que chaque maison nouvellement bâties ait un numéro, en partant d’un numéro historique qui est le 26 “tout court”.

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