La véritable histoire des 3 Petits Cochons

C’est dingue comme la décence et/ou l’appât du gain peuvent, parfois, rendre  une histoire erronée ou une fable arrangée.

Ce cher Walt Disney (j’écris cher, mais il n’était pas aussi gentil que ça, j’y reviendrai) n’a pas hésité à modifier l’histoire originale avant de la livrer aux yeux ébahis d’enfants riches (et oui dans les années 1930, le cinéma n’est pas à la portée de tous).

Tout le monde connaît l’histoire : Le loup souffle sur la première maison faite de paille. Celle-ci s’effondre. Le petit cochon  va vite trouver refuge chez son frère qui habite une maison de bois. Le loup souffle sur cette dernière et parvient aussi à la détruire. Les deux cochons détalent alors jusqu’à la maison en briques du troisième pour y être en sécurité. Le loup ne parvient pas, de son souffle, à renverser la maison. Il laisse donc tomber l’affaire pour quelques jours et reviendra avec l’idée de passer par la cheminée. Mais les cochons, à l’affût, décident de faire bouillir une marmite d’eau dans la cheminée. Le loup descend, se brûle et kaï, kaï, kaï, remonte dans la cheminée pour disparaître dans la nature.

Cependant l’histoire originale révèle deux ou trois petites choses plus cruelles, et amusantes :

  • Le deuxième cochon ne construit pas une maison de bois, mais de brindilles.
  • Le loup mange les deux premiers cochons qui jamais ne trouvent refuge chez le dernier.
  • Le loup tombe dans une marmite de soupe dans laquelle il s’ébouillante. Le petit cochon le mangera.
  • Et le meilleur pour la fin : Le loup n’utilisait pas sa bouche pour souffler sur les maisons, il pétait!

A propos de l'auteur

Billx

Homme de poids s'il en est, le Billx est un curieux insatiable qui tend à partager le savoir qu'il glane au quotidien. Facile à apprivoiser (un verre de Saumur-Champigny suffit), le Billx n'hésite pas à se servir de l'humour comme d'une arme de vulgarisation massive. Doux la plupart du temps, il accepte sans problème les critiques pourvu qu'elles soient constructives.

31 commentaires

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  • Tu trouveras beaucoup de pages sur internet qui confirment mes dires notamment sur wikipédia. J’ai vérifié la veracité de mon article après l’avoir rédigé mais avant de le poster. J’aime faire fonctionner ma mémoire… 😉

  • C’est une histoire que j’ai beaucoup entendue avant de la lire (il y a longtemps) de mes yeux vus. Il utilise vraiment son fondement!!

  • On veut bien te croire mais peut être pas tous, il vaut mieux citer des sources fiables dans l’article.
    En tout cas, l’histoire est amusante, je suis moi même cochon !

  • Si je peux me permettre, Billx, j’ai pu déjà constater à plusieurs reprises que Wikipedia n’est pas vraiment ce qu’on peut appeler une « source fiable » étant donné le fonctionnement même de ce site… alors il vaut mieux toujours se méfier de ce qu’on y trouve…

  • Tout simplement pour dire que moi aussi j’avais déjà entendu l’histoire des 3 petits cochons avec le loup mangé et les « pets ».

  • J’utilise parfois wikipedia pour confirmer la teneur de mes billets, mais la plupart du temps je me sers d’autres sites et plus prosaïquement…de bouquins. Non, je ne suis pas un « wikipediaste » forcené.
    Et merci à Fehima, je me sens moins seul d’un coup…

  • Pas mal, je connaissais pas et pourtant qu’est ce qu’on a pu me la raconter cette histoire !
    Je remarque que Billx aime bien les cochons aussi …

  • Cette histoire n’a pas d’auteur attitré. Fais des recherches
    si tu le veux, mais je suis sûr de moi. Cette histoire m’a même été racontée, il y a quelques années (16 ans en fait, la vache!) quand j’étais en fac d’anglais par mon prof de littérature anglaise et américaine. Il était agrégé et maître de conférence… Il ne m’aurait pas menti tout de même!!

  • C’est comme lire les contes dans leur version original tout simplement ; on découvre des belles-mères cannibales, des enfants qui n’hésitent pas à trucider la sorcière ; ou encore des princesses qui balancent des grenouille contre un mur parce qu’elles les soulent et en fait ce sont des princes (les grenouilles hein , pas les murs).

  • exactement Matilda !

    en fait Walt Disney n’est certainement pas le pire des artistes qui ait modifié un conte, à ce petit jeu, Charles Perrault n’est pas dernier :

    Charles Perrault et ses fameux contes de la mère l’oye. A l’époque, rapellons que les règles en matière de littérature étaient les règles de bienséance (l’histoire ne doit pas choquer ou aller contre les bonnes moeurs de l’époque) et de vraissemblance ( on doit pouvoir y croire, sur ce point, les contes, par essence ne respectent pas totalement la règle, quoi que si les bonnes fées portent des baguettes magiques c’est justement pour donner plus de vraissemblance, le pouvoir des fées tient à leurs baguettes et non à leur nature)

    On le sait bien, Perrault était chef de file des « modernes » dans la luttes des anciens et des modernes, pour autant, il a dû se plier à certaines exigences pour que son ouvrage trouve le succès.

    Lisez les contes avant la réécriture de Perrault vous verrez que c’est beaucoup plus savoureux, avec plus d’aspérités que les contes polis et sages qu’il nous a transmis (mais que j’aime beaucoup malgré tout)

    exemple :

    La belle au bois dormant.
    Pour echapper à un mariage forcé, elle se pique elle même le doigt avec une écharde et tombe dans un sommeil profond.
    Point de prince charmand sur son beau destrier pour l’oter de son sommeil, c’est un fait un chasseur qui vient et qui, en place d’un chaste baiser… abuse d’elle dans son sommeil! oui oui !
    de cet acte naitront deux enfants qui cherchant le sein pour la tetée, trouverons le doigt et le sucant, retirerons l’écharde et permettrons à leur mère de se reveiller.

    Quant au petit chaperon rouge, voilà un conte sur le passage de l’enfance à l’age adulte à travers l’initiation sexuelle. a découvrir donc ! c’est très enrichissant quant aux transformations des contes traditionnels oraux à la culture écrite et sur tous les problèmes que cela pose. Des problèmes encore très contemporains dans les pays à tradition orale et plus proche de nous dans certaines regions où la culture orale disparait progressivement.

    Pour ce qui est des sources, elles sont issues de mes cours de « littérature française du moyen age à nos jours » DEUG I et II de lettres modernes

    Bonne (re)lecture ! et pour ceux que la symbolique dans les contes de fées interessent ou pour tous les parents en charge de jeunes enfants, je ne peux que vous recommander la lecture de la « psychanalyse des contes de fées » de bruno BETTELHEIM

  • Pierre LAFFORGUE a écrit un livre très intéressant sur le conte comme médiateur de soin auprès d’enfants malades (psychiatriques), « Petit Poucet deviendra grand » (soigner par le conte). Il a fait de nombreuses recherches notamment sur le conte des Trois Petits Cochons (conte très utilisé dans les premières séances d’ateliers auprès d’enfants très jeunes et/ou très malades en vertu des mouvements très archaïques qu’il suscite) et la version anale des Trois Petits Cochons y apparaît : le loup souffle, crache et pète pour faire tomber les maisons de paille, de bois et de brique… et ce n’est pas le premier à l’avoir découvert!

  • C’est un conte trés interessent, tout comme le « petit chaperon rouge » Quand on les etudient , on ne voit pas la version qu’on voyait étant jeune

  • So what?

    Je veux dire: ok, c’est une réécriture, c’est pas l’original. Et alors?
    Faut-il blâmer Walt Disney pour n’avoir pas respecté le conte à la lettre, mais au contraire pour l’avoir adapté, afin de peut-être faire passer un autre message?
    Faut-il blâmer les Guns n’ Roses pour avoir allongé de trois minutes « Knocking on Heaven’s Doors » de Bob Dylan, pour l’avoir transposé, « hardrockisé » et ajouté un solo?
    Faut-il blâmer Sartre ou Anouilh pour avoir ajouté une portée révolutionnaire à des pièces antiques (respectivement « Electre » (« Les Mouches ») et « Antigone »)?
    Faut-il blâmer (niveau irrespect de l’original, on peut pas faire pire!), faut-il blâmer Michel Tournier? Réécrire Robinson Crusoe du point de vue de Vendredi de manière à défendre l’idée complètement oposée à l’original, qui prônait le colonialisme et encourageait l’esclavage!
    Je dis non. Ce n’est pas de l’irrespect. C’est de l’art. L’art est toujours original. On peut reprendre la meme histoire, mais quel intérêt si c’est pour la reproduire à l’identique? Du plagiat! Voilà ce que c’est. Une copie conforme, sans intérêt artistique aucun. Ce que Walt Disney a fait, c’est une adaptation. Une « réécriture », bien que pas vouée à être lue.
    Et qui ne transmet pas le même message, ce qui ne signifie pas qu’elle n’en transmet aucun. Juste d’un autre type. Des messages d’amours éternels, de princes charmants, de tout est bien qui finit bien. Des messages irréalistes, mais qui sont ancrés dans nos esprits. Toute la culture pop tourne autour de ça de nos jours. Toutes les chansons d’amour portent le même message que les dessins animés de Walt Disney. Nous avons été influencés par un monde de réécritures. Parfois en bien, comme Vendredi ou la vie sauvage ou l’abolition de l’esclavage (ça rime!) parfois en moins, comme avec les contes de fées et les histoires d’amour sans véracité (décidément, je suis en verve aujourd’hui!).

    Sur ces longues paroles, bye!

  • Bah, je n’ai jamais parlé d’irrespect. J’essayais simplement de re-situer une histoire dans son contexte d’origine. Peu m’importe que des histoires ou des légendes soient retravaillées du moment qu’elles fassent vibrer…
    Sur ces courts écrits, tchao !

  • je te cite: « rendre une histoire erronée ». Mon propos était de dire que ce n’était pas plus erroné qu’un Robinson Crusoé anticolonialiste ou qu’une Électre existentialiste. C’est tout.

  • Quand on y pense le dernier cochon a un peu bouffé ces frères alors…
    C’est sympa…

    Ce conte avait pour but de prouver aux enfants que la paresse ne mène à rien (ou à la mort d’ailleurs).
    Le dernier cochon n’était pas oisif. Il s’est cassé le c** à faire une maison en brique, mais au moins il vit ! Ces frères n’ont pas pu jouer de la musique très longtemps…

    J’aime l’idée que les contes soient transformés à travers les siècles. A la base c’était des histoires orales : contées. Donc on peut imaginer qu’il existe des milliers de versions différentes d’un seul conte.
    Perrault et les Grimm l’ont écrit et donc, c’est cette version qu’on retient, ainsi que celle de Disney très largement diffusée (comme tous les autres contes d’ailleurs).
    Il n’y a donc pas de vraie ou de fausse version, mais une multitude de versions toutes très intéressantes (comme par exemple Cendrillon qui tue sa belle mère, les sœurs de Belle, de la Belle et la Bête qui finissent en statues, la petite sirène qui se fait rejeter par le prince et qui se change en écume de mer…)
    Toutes ont des significations complètement différentes très intéressantes à analyser sur le plan psychanalytique.

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