Pourquoi le 4 des horloges est écrit sous forme additionnelle (IIII) et non soustractive (IV) ?

Cet article a été posté par Eusebio dans le cadre du concours de décembre.

Plusieurs théories sont avancées, parmi lesquelles :

  • le IIII a été préféré pour éviter la confusion entre IV et VI, en particulier du fait que les deux chiffres ont la tête en bas sur le cadran.
  • l’écriture additionnelle était courante au temps des premières horloges. Ce n’est que tardivement que l’écriture soustractive a été normalisée.

Ces deux premiers arguments semblent tout à fait réfutables :

  • on sait bien que le 6 est au bas d’une horloge et que le 4 est sur la droite
  • si l’écriture additionnelle était la norme, pourquoi le 9 n’était-il pas écrit VIIII ?

Par contre, les deux arguments suivants semblent plus pertinents :

  • en divisant le cadran en 3 parties égales, on obtient 3 groupes de 4 chiffres: le premier tiers constitué de I, le deuxième tiers comportant des V, le dernier tiers coomportant des X.
  • il s’agirait d’une question d’esthétique du cadran: par opposition au VIII, la notation soustractive (IV) aurait été moins chargé. De façon plus globale, en coupant une horloge en deux, la notation additionnelle permet d’avoir exactement 14 symboles de chaque côté.

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Bastien

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16 commentaires

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  • ‘manque des mots à mon titre ; boulet que je suis. Il fallait lire: “Pourquoi le 4 des horloges est écrit sous forme additionnelle (IIII) et non soustractive (IV) ?” :-/

  • oui, un Eusebio qui se décide à écrire. 🙂
    Depuis le temps que je pensais poster un article, je m’en veux juste de le faire à l’occasion de ce concours, seulement. Mais j’essaierai de continuer…

  • comme Kae, j’avais jamais remarqué. j’ai même fait un google image search pour avoir une visu.
    A propos de visu, il serais bon, je pense, de mettre une image qui permettrait de mieux se rendre compte des arguments énoncés.

  • Moi non seulement je ne connaissais pas la réponse, mais je ne savais pas non plus que c’était un IIII et pas un IV, et je ne connaissais pas l’existence de formes additionnelles et soustractive. Culture générale +3 !

  • Un formateur a dit un jour devant les particpants que le IV était indiqué IIII à la demande du roi Henri IV : il voulait ainsi faire la distinction entre le IV du titre de noblesse et tout autre IIII 🙂

  • Bon, l’exception à la règle, c’est moi (et c’est pas pour faire le beau, mdr) : j’avais remarqué ça dès ma plus tendre enfance sur les comtoises dans les maisons de la campagne où j’habitais la moitié du temps. Et je me posais la question sans jamais avoir eu la réponse.
    Mais aujourd’hui, rares sont les jeunes ayant vu des comtoises, CQFD.

  • Je ne suis pas du tout convaincu par cette histoire d’horloge pour moi ça ne tiens pas la route car sur les monnaies de louis 14 il y a bien louis XIIII et pas louis XIV malgré le fait que XIIII tienne plus de place surtout sur des petites monnaies. ( et elles n’indiquent pas l’heure).

    quand je lis ”s’agirait d’une question d’esthétique du cadran” ou encore
    ”notation soustractive (IV) aurait été moins chargé”
    ce ”s’agitait et aurait”…etc ne sont que des suppositions non fondées.

    Vous aimez l’histoire, trouvez autre chose qu’un risque de confusion sur des horloges quoi que ce soit d’autre vous vous rapprocherez de la vérité merci.

    CDLT

  • @Carl: L’écriture romain additive (IIII) et soustractive (IV) n’ont pas le même statut. L’écriture soustractive est un produit direct de l’utilisation des abaques, une espèce de boulier pour faire des calculs. C’est donc une numération de calcul. La numération additive est cependant la numération standard et formelle. Même au XVIIe-XVIIIe siècles quand l’écriture soustractive est le standard, l’écriture additive fait grande figure de conservatisme d’où notamment le Louis XIIII. De tout temps depuis l’apparition de l’écriture soustractive les deux ont coexistées. Pour les horloges on trouve aussi les deux mais l’écriture standard formelle (voire conservatrice) reste majoritaire pour des articles qui sont particulièrement chers et destinés à l’élite. Il n’y a pas vraiment de rapport au calcul dans les horloges si ce n’est peut-être pour les horloges astronomiques qui curieusement sont plus fréquemment en écriture soustractive.

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