Oignon et pleurs

Etant un fervent cuisinier (c’est pas mon job, hein !) depuis de nombreuses années, j’ai pu maintes et maintes fois faire l’expérience de la rivière de larmes issue de l’épluchage et de la découpe des oignons (voire des échalotes). J’ai même constaté que selon la variété de ceux-ci, on pleure plus ou moins. Mais quel est donc ce phénomène qui nous tire les larmes à ce point ? Ben, ma foi, c’est juste notre corps qui réagit à de la chimie. Je vous en dis un peu plus.

Ce bulbe issu d’une liliacée libère quand on le coupe deux substances différentes : des sulfoxydes, molécules organiques qui donnent la saveur au légume et des allinases qui, comme la terminaison du mot l’indique, sont des enzymes.

Ces dernières, en petites sournoise qu’elles sont, transforment à l’air libre les sulfoxydes en un troisième larron, le (attention prenez une grande respiration) propanethial-S-oxyde. Et c’est ce dernier petit mécréant qui irrite les yeux. Alors pour se défendre, nos mirettes produisent des larmes pour diluer la vilaine concentration de la substance, ni plus, ni moins.

Quant aux différents trucs proposés pour éviter ce désagrément (une allumette dans la bouche, épluchage du bulbe sous un filet d’eau…),  je ne les ai, pour ma part, jamais trouvé probants. Mais peut-être, détenez-vous le secret ultime ! Dans ce cas, merci de nous en faire profiter !

A bientôt, snif !  🙁


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Billx

Homme de poids s'il en est, le Billx est un curieux insatiable qui tend à partager le savoir qu'il glane au quotidien. Facile à apprivoiser (un verre de Saumur-Champigny suffit), le Billx n'hésite pas à se servir de l'humour comme d'une arme de vulgarisation massive. Doux la plupart du temps, il accepte sans problème les critiques pourvu qu'elles soient constructives.

38 commentaires

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  • Moi je porte des lentilles, et du coup ça me protège 🙂
    Enfin, ça protège les yeux mais pas le nez, mais c’est déjà ça en moins

  • Petite solution :
    Mettre l’oignon dans le congélateur pour le refroidir. En effet avec le froid les enzymes (qui sont des protéines) perde leur réaction chimique à l’air et du coup ne piquent plus les yeux !

    Par contre le coup des lunettes de plongée ne fonctionne qu’un petit instant. Pourquoi ? Parce que le canal lacrimal (celui qui pleure) est relié au nez. Donc si vous protégez vous yeux avec les lunettes, cela n’empeche pas l’action de l’oignon sur ce canal … mais cela met plus de temps.
    Et si je bouche le nez vous allez me dire … Comme vous le savez la bouche et le nez sont reliés !! Alors fermez la bouche (mais n’oubliez pas de respirer !!!). Donc à long terme vous pleurerez aussi …

    Seule solution : le froid

    Vous voila prêt pour une soupe ou une tarte à l’oignon maintenant !

  • Perso les lunettes de plongée marchent très bien pour moi ! ^^
    Peut-être parce que je n’épluche jamais les oignons assez longtemps pour que ça passe par le nez etc…

    Sinon une solution radicale aussi… le masque et le tuba !
    Mais alors bonjour le ridicule 😉

  • @ commandant : tu as beau plussoyer les lunettes de piscine, je pense que l’action du froid reste la solution la moins inéfficace ! 😉

  • Quoi ?

    Je ne comprends pas …
    Mais c’est justement LE plaisir des oignons : baver et pleurer pour mieux les savourer.
    C’est peut-être un chouïa masochiste, certes …

    Mais un oignon sans pleurs est fraise sans soleil, c’est fade.

    Et puis, un peu comme les orties pour la circulation, les oignons vous lavent les yeux, alors remerciez les comme il se doit en pleurant leur mort !

    Bon allez, dans ma grande mansuétude, je pardonne le masque et le tuba pour les gens coupant des oignons à la chaîne … rien qu’avec cet accoutrement ils plongent déjà dans des profondeurs insoupçonnées 😉

    « Pour la Liberté de l’Oignon »

  • j’ai comme qui dirait oublié un « comme une » avant mes fraises … désolé, mais je parlais bien entendu de fraises communes.

  • Il faut tirer la langue.
    Personnellement je n’ai jamais essayé (ce n’est pas moi qui épluche les oignons à la maison, c’est Maman ^^) mais l’explication que j’ai entendue semble se tenir (en admettant la première hypothèse) :
    les enzymes (ou autres bébêtes volatiles dégagées par l’épluchage) sont naturellement attirés par l’humidité, donc en tirant la langue ils vont tous se poser dessus avant même d’atteindre les yeux (eux aussi humides naturellement) et cela évite(rait) de faire pleurer
    Si quelqu’un fait un essai probant je suis à l’affût (au moins pour dire de savoir si c’est vrai)

  • En partant du principe qu’une tartine-confiture tombe toujours du côté de la confiture, il faut donc « confiturer » sur 360° chaque enzyme « pleuratoire » de l’oignon sus-cité (ne me demandez pas qui est cité, bande de cochons) afin que les enzymes retombent directement. CQFD !

    Si ça, ça mértie pas un prix « nos belles » ;P

  • je dois être super sensible aux oignons, car si une personne en épluche dans la même pièce que moi j’en ressent les picotements.
    je pleure à chaudes larmes, les yeux littéralement brûlés.
    et même les poireaux me font cet effet (en atténué)…
    l’eau, le cure dent, ne fonctionne pas…

  • Hello,

    Plusieurs méthode fonctionnent, elles ont toute un point commun : l’eau.

    – Mouiller le coupeau qui epluchent
    – se mettre de l’eau sur les joue.
    – les éplucher la bouche grande ouverte, en salivant suffisamment

    N’y aurait t-il pas quelque chose a creuser ?

  • J’ai encore utre chose: il suffit de respirer uniquement par la bouche, enfin pour moi ca marche.
    Le moindre filet d’aix vicié aux oignonx ou échalottes passant dans mon nez déclenche les pleurs…

  • Alors, lectrice occasionnelle de ce site, je ne peux pas résister de vous donner un truc que m’avait donné un cuisinier…
    Voici la méthode:
    Couper l’oignon en deux dans la longueur sans enlever la peau.
    Prendre un des deux morceaux et retirer la peau délicatement.
    Puis découper les lamelles en partant du bout de l’oignon et non pas de la racine car c’est à cette endroit qu’il y a le plus de soufre…
    Avec cette méthode vous êtes donc moins exposé au soufre qui fait pleurer! Sincèrement je découpe désormais mes oignons comme ça et je peux vous dire que sauf si vous êtes collé à la planche à découper, vous ne pleurerez plus!
    A bon entendeur!!

  • Le véritable truc pour éviter les larmes de crocodiles
    lors de l’épluchage-découpage-cuisinge des  » nonions »,
    est très simple…
    C’est simple on invite des potes à dïner
    et quand l’un deux demande » si je peux t’aider ou faire quoi que ce soit … », tu en profites,
    sous un air faussment innocent et réfléchi,
    pour lui fourguer  » ni une ni deux »
    la tâche ingrate qu’est celle d’éplcher les oignons!
    ah!

  • Ah mais vous avez de la chance, cela se produit que lorsque vous épluchez les ognons.

    Perso, je ne peux pas être dans la même pièce qu’une personne qui les épluches ou qui les fait revenir (même quand j’arrive après l’épluchage). La réaction est tellement forte que j’en ai les yeux extrêmement irrités et douloureux. Idem quand je suis dans la pièce d’à coté !

    Conclusion : Je ne peux éplucher d’ognons.

  • ce qui marche pas mal c’est machonné un chewing-gun (très) fort quand on épulche les oignons. Ca marche bien et c’est plutôt discret

  • …les enzymes (ou autres bébêtes volatiles dégagées par l’épluchage) sont naturellement attirés par l’humidité…

    Euh, un (ou une) enzyme, ce n’est rien d’autre qu’une « petite » protéine, c’est-à-dire un enchaînement d’acides aminés. Ça n’est donc pas un être vivant, une « bébête »…
    Donc pas de danger qu’ils/elles soient « attiré(e)s » par l’eau. En revanche il est vrai qu’un enzyme peut être soluble dans l’eau (et heureusement : c’est pour ça qu’on peut digérer un bifteck !).

  • Alors oui ça fait pas mal de temps qu’il a été publié, cet article, mais bon …

    Outre l’eau dans la bouche (qui marche moyennement), et les lunettes, qu’elles soient de soleil, de piscine … de labo (bah ouais, on est chimiste ou on l’est pas !) il y a une methode, c’est de mettre de l’eau sur la planche à découper (sous l’oignon) lorsqu’on le coupe. Ca doit faire un peu comme l’histoire du couteau à tremper régulièrement dans l’eau, à savoir « capter » le vile mecreant propenathial

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