Faut-il courir ou marcher sous la pluie ?

Tout le monde s’est déjà posé cette magnifique question: faut-il courir ou marcher sous la pluie pour être le moins trempé ? C’est d’autant plus utile par le temps qui s’abat en France (et accessoirement en Belgique, comme je sais qu’un certain nombre d’expatriés lisent ce blog).

Tout d’abord, on va simplifier le problème en considérant qu’une personne est représentée par un parallépipède (c’est vraiment très simplifié, mais c’est suffisant). Cette personne parcourt une distance d sous la pluie.

Partons de l’hypothèse que la pluie est constante sur tout le trajet, c’est-à-dire que le débit d’eau est uniforme sur tout le trajet d parcouru.

Il est alors clair que sur le haut du parallépipède, le volume d’eau reçu est proportionnel au temps de parcours de la personne sur la distance d. En clair, plus nous marchons lentement, plus nous sommes trempés.

Considérons maintenant la face qui se trouve frontalement dans le sens du mouvement. Lorsque nous nous déplaçons sous la pluie, nous recevons une certaine quantité de pluie par cette face avant. Nous pouvons considérer qu’il s’agit d’une densité surfacique. Or cette densité, vu que le débit reste constant sur le parcours et que la pluie tombe de façon uniforme sur tout le trajet, reste la même sur tout le trajet. Donc, quelque soit le temps de trajet, le volume d’eau reçu par la face avant est uniquement dépendante de la longueur du trajet.


En somme, il est donc préférable de courir sous la pluie.

Bien sûr, ce calcul est grandement simplifié : la densité volumétrique de la pluie est ici constante dans le temps (alors qu’une simple petite bruine peut suivre une grande trombe d’eau, et inversement), l’inclinaison de la pluie, fonction de la vitesse du vent, n’est pas non plus prise en compte (et malheureusement en temps de pluie, il y a souvent du vent…).
Une autre approche (simplifiée elle aussi), serait de considérer la densité volumétrique de pluie comme une fonction constante par morceaux (même si cela briserait la continuité de la densité de pluie observée en réalité).

Il existe de nombreuses démonstrations disponibles sur internet, (car, comme il a été dit, nous nous sommes tous au moins posé cette question une fois), comme ici, et il existe même un calculateur (si si) disponible ici.

Il faut courir sous la pluie pour être le moins trempé. Mais d’un autre côté, les accidents arrivant souvent rapidement et bêtement, il est parfois préférable de se prendre une trombe d’eau sur la tête plutôt que de glisser et de se défigurer ou de se casser un membre. Mais, encore une fois, c’est une autre histoire.

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jyboo

15 commentaires

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  • Hum… J’avais vu l’explication inverse dans une émission sur Discovery Channel. En gros ils démontraient qu’en courant on recevait plus de gouttes et donc qu’on se mouillait plus, même si le temps de trajet est raccourci. Étonnant.

  • Hu hu hu, je m’inscrit en faux.

    MythBuster, célèbre émission US (y’a meme un clin d’oeil dans CSI tellement c’est connu) a clairement démontré qu’il valait mieux marcher, et ce, à grand renfort de combinaisons blanches, de peinture bleue et de grand hangar…

    Cela dit, c’était très empirique… A voir, donc…

  • Je me rapelle avoir déjà entendu parler de ça. La conclusion était qu’il valait mieux tout le temps courir, sauf en cas de vent léger de dos.
    Je n’ai évidemment aucune preuve.

  • Humm, j’ai un doute sur le fait que la densité surfacique de pluie recue soit indépendante de la vitesse à laquelle on se déplace : dans le cas limite où l’on se déplace infiniment lentement, et comme la pluie est supposée tomber verticalement, on devrait avec une densité surfacique de pluie reçue infiniment faible; à l’inverse maintenant, si l’on se déplace rapidement, la pluie va venir nous frappé de façon oblique (dans notre référentiel) : par exemple dans le cas simple mais peu réaliste où l’on se déplace à la même vitesse que la pluie chute, celle-ci viendra nous frapper à 45°, la densité surfacique sera cette fois-ci non infiniment faible. Bien sur pour avoir la solution à ce problème il faut tenir compte du temps de trajet réduit qui nous expose à cette densité surfacique plus importante sur une période moins importante, de la quantité reçue sur la face supérieure du parallélépipède ainsi que de la vitesse de la pluie.

  • Une collègue me souffle: « Je ne sais plus si c’était dans E=m6, en tout cas c’était dans une émission très sérieuse ; ils disaient qu’il fallait mieux marcher, au final. »
    😀

  • Personellement , j’y ajoute une variable de confort.
    Je perfère limiter les zones mouillées à la tête et aux épaules (souvent protegées par un manteau) que me retrouver humide de partout avec un pantalon bien mouillé que l’on a pas forcement la possibilité d’enlever à destination (chacun ses moeurs)

  • Effectivement dans l’émission Mythbusters sur discovery channel, ils testent ces dires dans une expérience grandeur nature. Je ne me rappelle plus des conclusions exactes (même si je crois me souvenir vaguement qu’il valait mieux marcher), mais ce qui est sur, c’est que la différence était si minime qu’il valait mieux marcher pour éviter de transpirer (et de se mouiller finalement de l’intérieur). Et puis c’est vrai que de toute façon une fois qu’on est totalement trempé, autant prendre son temps…

  • S’il faut courir pour avoir moins d’eau sur soi, j’ai une question : pourquoi reçoit-on plus d’eau de pluie sur son pare-brise lorsqu’on accélère en voiture ?
    Certes, nous restons au sec, mais la voiture en a plein la face !!

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