Bien que cet article traite du temps, je ne vais pas empiéter sur le votre car je vais être bref.
Alors, pourquoi les aiguilles d’une montre, d’une pendule, d’une horloge ou encore, que sais-je, d’un chronomètre tournent-elles dans le sens que nous connaissons tous et toutes ? Intéressante cette question à l’heure où de plus en plus de montres et de réveils dispensent leurs informations par le biais d’affichage numérique.
La mesure du temps a déjà quelques milliers d’années à son compteur. Les égyptiens apparaissent comme des précurseurs avec leurs clepsydres (système hydraulique dénué d’aiguilles). Il faudra cependant attendre 1275 pour voir l’apparition de la première horloge mécanique. Comment s’est fait le choix de rotation des aiguilles ? Il s’avère que c’est notre soleil qui répond tacitement à cette question.
En effet, avant l’invention de la sus dite horloge mécanique, le meilleur moyen de mesurer le temps reste le cadran solaire. Les horloges mécaniques sont inventées dans l’hémisphère nord de notre planète. Et on sait que dans cet hémisphère le soleil se lève à l’est, poursuit sa course vers le sud pour enfin se coucher à l’ouest. Sur un cadran solaire, l’ombre de « l’axe central » (central si le cadran est au sol et excentré si le cadran est mural) se déplace alors naturellement dans le sens que vous devinez. Les concepteurs des horloges mécaniques se sont alors logiquement inspirés du phénomène pour déterminer le sens de rotation des aiguilles… Que l’on nommera beaucoup plus tard « sens des aiguilles d’une montre ».
Oh, il est déjà si tard ? Je m’éclipse !
Hier pour le déjeuner, je préparais un risotto de seiche. Riz arborio, oignon, crème fraîche, parmesan, vin blanc, fumet de poisson, carotte… et évidemment, des blancs de seiche. La seiche est un céphalopode (du grec céphalos qui signifie tête, et pode qui signifie pied) apparenté au calamar et au poulpe, que l’on appelle aussi supion ou encornet en restauration…
Cet animal possède un flotteur interne, l’os de seiche, que l’ont trouve aisément sur les plages.
J’ai souvent vu mon père donner ces os aux mandarins et canaris que nous avions. La question qui survint au cours du repas fut « Pourquoi les oiseaux picorent les os de seiche ? ».
Si vous avez déjà observé des lapins en cage (ou si vous vous souvenez de vos lointains cours de biologie de collège/lycée), vous savez que les lapins rongent les barreaux de leur grille pour élimer leurs dents, qui poussent continuellement. S’ils ne les usent pas, ils se trouveront rapidement dans l’impossibilité de manger…
Alors comme les dents de lapin, le bec des oiseaux pousse-t-il, obligeant ceux-ci à l’aiguiser ?
En fait non. L’os de seiche est composé essentiellement de calcium, un élément nutritif nécessaire aux oiseaux vivant en cage.
En outre, le picorer permettrait à l’oiseau de se nettoyer le bec.
Source des images: http://www.flickr.com/photos/cochonou et wikipedia
Le concours de culture générale du mois de mars est en ligne. Ce mois-ci, tentez de gagner des bons d’achats allant jusqu’à 35,00 € offerts par la boutique en ligne de vêtements homme et femme en coton égyptien caj.eu
Pour participer c’est par ici : concours de mars.
Depuis 2007, on entend très souvent parler de Grenelle (pour ma part, j’ai découvert ce mot à l’occasion du Grenelle de l’environnement), et notamment dans l’actu en patates.
Si vous prenez un dictionnaire, le TLIF par exemple, vous constaterez que ce mot n’y est pas. Et pour cause, c’est une antonomase…
ANTONOMASE, subst. fém.
RHÉT. Figure de style qui consiste à remplacer, en vue d’une expression plus spécifiante ou plus suggestive, un nom propre par un nom commun (le Sauveur pour Jésus-Christ) ou un nom commun par un nom propre (un Tartuffe pour un hypocrite).
Dans notre cas, le terme « Grenelle » a remplacé plus ou moins « consultation ». Il comprend l’idée générale d’un débat réunissant notamment des représentants du gouvernement, des professionnels du milieu concerné, des associations et des ONG, à la suite duquel des décisions seront prises (créations de lois, de commisions, etc…).
A l’origine, Grenelle était une commune du département de la Seine située dans l’actuel XVe arrondissement de la capitale ; elle fut incorporée à Paris en 1860.
Pendant les grèves de mai 68, le ministère du travail (situé au 127, rue de Grenelle) négocia avec les syndicats et organisations patronales des accords prévoyant notamment l’augmentation de 25% du SMIG. Les organisateurs de ces accords ne sont pas allés chercher bien loin pour leur trouver un nom: au coin de la rue, ce qui donna « Les accords de Grenelle ».
Le gouvernement actuel a remis ce nom à la mode en organisant notamment
- le Grenelle de l’environnement (2007)
- le Grenelle de l’insertion (2007)
- le Grenelle de la mer (2009)
- le Grenelle des ondes (2009)
Pour conclure, on peut penser que la rue de Grenelle date d’avant le XVIIe siècle…






