Pourquoi le taureau voit-il rouge ?

La corrida, c’est un peu comme la religion, la peine de mort et les radars automatiques : tout le monde a un avis, et lorsque tout le monde le partage, ça crée parfois des étincelles (sauf peut-être sur les radars, là il y a un certain consensus…).

Je ne rentrerai pas dans la polémique de la corrida, même si j’ai moi aussi mon avis sur la question ; tout au plus ai-je choisi une image pour illustrer cet article extrêmement violente mais qui me fait sourire (et vous aurez peut-être compris ce que je pense de cette mise à mort cruelle, répugnante et barbare).

(Oops, ça y est j’ai donné mon avis…).

En tous cas, soyez rassurés, lecteurs humains, le matador de la photo s’en est sorti !

Bref.

Je me suis toujours demandé ce qu’il se passerait si un jour, un taureau assez intelligent pour comprendre la bêtise humaine, ou alors si un taureau devenait peacefuL, au lieu de charger le matador et de se faire charcuter peu à peu, s’allongeait dans le sable de l’arène et entamait une sieste crapuleuse… Ou pire, si à la manière d’un jeune chiot, il se mettait sur le dos en remuant les pattes… Est-ce qu’il provoquerait la pitié du public ? Est-ce que celui-ci réclamerait tout de même sa dose d’hémoglobine ?

Cela n’est jamais arrivé, et je croyais, comme tout monde, que c’était surtout parce que le taureau est excité par la couleur rouge de la muleta, ce petit tissu avec lequel le matador effectue ses passes. Et bien non ! Le taureau, à l’instar de la majorité des mammifères, ne distingue pas les couleurs et confond par exemple le noir et le rouge. En effet, les rétines du taureau sont composées majoritairement de bâtonnets, une famille de cellules sensibles à la lumière (photorécepteurs). Or, les bâtonnets contiennent tous le même pigment dont le maximum d’absorption est situé entre le vert et le bleu.

Pourquoi, dans ces conditions, agiter une muleta chatoyante et habiller le matador comme pour un carnaval ??

La réponse est dans la question : c’est pour le spectacle, pour le show, tout simplement. Pour que le public frissonne un peu plus, mais aussi… parce que n’importe quelle autre couleur n’aurait pas mieux convenu à ce spectacle, non ? Imaginez un tissu noir comme un décès, blanc comme la paix ou vert comme l’espoir, et vous comprendrez pourquoi le rouge a été retenu. J’ai lu sur un site que le choix de cette couleur était destiné à cacher les taches de sang : cette explication, au vu des piques et des lances enfoncées dans le dos de la bête, de la section des jarrets avant la mise à mort, et parfois avant l’ablation des testicules et leur exhibition comme des trophées, me paraît pour le moins ridicule.

Non, ce qui énerve le taureau, ce n’est donc pas cette couleur rouge dont il n’a même pas conscience, mais bien plus les mouvements brusques et les cris du matador et du public.

Et peut-être… l’impression d’être le dindon de la farce ?

.

Cet article a originellement été publié sur Memesprit.fr !

A propos de l'auteur

Jika

Je me pose souvent des questions sur tout et n'importe quoi, et c'est d'ailleurs comme ça que j'ai débarqué sur ce site, auquel je participe depuis quelques mois. J'espère vous intéresser en découvrant avec vous les petites histoires qui ont fait l'Histoire, mon péché mignon, ou tout autre sujet qui me parait mériter un article :)
Et si vous êtes réellement fan, je co-gère un autre blog, http://memesprit.fr (ouvert à tous, d'ailleurs !).

42 commentaires

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  • C’est fait, et ce n’était pas facile : 8 lignes sur soi, c’est nettement plus dur que 40 sur le système de vision des taureaux…
    Je me suis permis de mettre un lien vers ME 🙂

    Taureau 1 / Matador 0, oui 🙂
    Pour l’article, c’est marrant, je m’attendais à un débat houleux sur la corrida, mais on dirait que ce n’est pas si polémique que ça (à la différence des radars, finalement : le consensus n’est pas forcément celui que j’aurai cru de prime abord, j’ai plusieurs copains lecteurs de ME qui m’ont dit qu’ils étaient POUR).

  • Article sympa à lire, même si je connaissais déjà les infos.

    Par contre j’ai une question/remarque concernant une expression utilisée dans le 3e paragraphe : ne faut-il pas être (au moins) deux pour faire une « sieste crapuleuse » ? 😉
    Il serait d’ailleurs intéressant de parler de l’origine littéraire de cette expression, non ? 😉

    Bonne continuation, et au plaisir de lire d’autres articles !

    Ace

  • Bien que je partage votre opinion sur la tauromachie, je trouve quand même l’illustration bien, bien gore…
    La prochaine fois les gens, si vous avez des sujets suscitant une illustration gore, mettez des boobs à la place. Ça fait plaisir à (presque) tout le monde. ^^

  • J’aime pas la corrida et je connaissais l’info pour ma part. Effectivement, comme le dit Acehilm, il faut être au moins deux pour une sieste crapuleuse. Mais êut-être que le taureau a séduit le cheval du picador ! ^^

  • Interressant ma foi, j’en conclus donc qu’il en va de même pour la grenouille lorsque l’on va à la pêche. Dans ce cas précis le chiffon rouge est utile uniquement au pêcheur pour éviter que ce dernier ne perde le fil de sa canne!

  • Les corridas ne sont pas toutes comme ça! Etant du Sud Ouest je me dois de parler de cette tradition pas forcement au gout de tout le monde. Tous les taureaux ne sont pas aussi mal menés. Ce que vous voyez sur la photo sont des piques « picas » je crois (enfin), que los matadores doivent planter sur son dos à dos de cheval. Ce sport est véritablement un art, preuve de courage, de dextérité, et de maîtrise de l’homme sur la bête. Mais ces taureaux sont ensuite soignés avec un véritable suivi médical, les plaies sont pensées, aseptisées pour guérir l’animal. Et quand on voit que l’animal est trop faible et ne le fait plus entrer dans l’arène. Mais la véritable corrida en Espagne est lourdement contestée considérée comme un acte immoral!

  • « l’ablation des testicules et leur exhibition comme des trophées »

    Soyons sérieux svp… Les oreilles et la queue je dis pas mais les testicules…

  • Comme tu le dis si bien, le taureau pourrait se coucher dans l’arène, et tout serait finit (il ne serait probablement même pas tué).

    Or le taureau préfère se battre.

    Finalement, si le taureau LUI MÊME préfère se battre, ne pourrais-tu pas respecter son choix ?

  • @ Toquebriand
    Tu parles de sport et de supériorité de l’homme sur la bête, de courage et de dextérité.
    Je suis d’accord, il est question de dextérité : mais le reste ?
    Si, à la rigueur, on peut voir ça comme un sport (comme la chasse ?). Mais à la différence de la chasse, les chances ne sont vraiment pas égales pour l’homme et le taureau, l’homme prouve juste sa supériorité technique, au fond (il a évolué scientifiquement et par l’observation, il a déduit qu’il pouvait épuiser un taureau en lui agitant un chiffon devant les yeux et en lui enfonçant des piques dans le dos ; une fois que c’est fait il le tue : ouaouh).
    C’est bizarre de dire qu’il démontre sa supériorité sur la bête dans les corridas : est-ce que ça veut dire que lorsqu’un matador (de l’espagnol matar : tuer) se fait mettre KO par un taureau, il est inférieur à la bête ? Est-ce que dans ce cas, il ne faudrait pas mettre le matador blessé dans la corrida avec des matadors qui lui enfonceraient des clous dans le dos ?

    Dans le sud-ouest, je crois savoir que l’on lâche parfois les taureaux dans la rue, et que ceux-ci deviennent un peu foufous et courent partout, chargeant et blessant à chaque fois des gens trop confiants ou pas assez rapides : mon article ne parle pas de cette pratique, qu’à la rigueur je trouve bon enfant : les blessés ont accepté le risque.
    C’est très différent de la corrida, où on ne soigne pas le taureau : on le blesse longuement et on le met à mort.

    @ Boris : ça m’a étonné aussi, mais j’ai lu ça sur le net, et pas dans un article spécialement anti-corrida. Évidemment, à l’heure où j’aimerai remettre la main sur l’article, je ne le retrouve pas (mais c’était du boulot, je regarderai demain).

    @ ZeVs : le passage sur la libre détermination du taureau, c’était de l’humour…
    Allez, avoue, toi aussi…

  • Voila c’est exactement ça! je m’aperçois que j’ai omis de dire que je parlais des courses landaises où là on ne tue pas la bete!

  • En fait c’est en me relisant que je me suis aperçu de l’oubli. Et pour ce qui est du lâché de taureaux en ville la tradition à lieu à Pampelune à la frontière Basque en Espagne et je crois qu’il y en a un aussi à Bayonne mais par contre je n’en suis pas sur et là aussi je trouve cela complètement stupide!

  • Les courses landaises sont différentes ac pour but de maitriser la bête à 8 personnes y tambien con el principio de plantear unas picas en la espalda del toro. Spectacle assez époustouflant il faut l’avouer!

  • le lâché de taureaux en ville s’appelle une « enciero » c’est le trajet que parcourent les taureaux des corrales aux arènes. et je pense qu’elle s’effectuent dans de nombreuses villes, la plus célèbre étant bien sur Pampelune.

    C’est certes stupide, mais au moins c’est un combat équitable avec le taureau.

  • Le taureau est peureux c’est pour cela qu’il court droit devant lui.Facile a canalisé si sont trajet es tracé comme pour les Sanfirmines. Il es aussi très intelligent c’est pourquoi il est souvent abattue lors de corrida car il comprendrais vite le fonctionnement.Il lui sera alors très facile de tuer le matador ou de ne pas vouloir y participer. Los sanfirmines est la troisième plus grande fête du monde célébré depuis le moyen âge.Elle y accueille des gens venue du monde entiers du 7au14juiliet de chaque années à Pamprleune dans la région de Navarra. C’est uniquement à cette période qu’ont lieux les corridas elle sont les deuxième plus grandes d’Espagne après Madrid. Les corridas ont lieu toutes les l’après midi avec les taureaux qui ont servis a la course. Les taureaux sont élevés pour ces fêtes et sélectionné par une association pour les personnes âgées dans le but de récolté de l’argent et la viande est manger .Les accidents arrives bien souvent a des gens non expérimenté .

  • Bleu , blanc, vert ou comme c’est le cas ,rouge, n’a absolument pas d’importance. La soif de sang des « aficionados » démontre la part de barbarie existante pour beaucoup d’entre nous. Les « corridas », la « boxe » , « les combats de coques  » et certains autres « sports de combat » ou la violence est présente et ou le sang coule, devraient (le seront-ils un jour?) être tout simplement INTERDITS ! Et ce n’est pas une opinion ,c’est une exigence!

  • Moi je ne comprends rien à la couture, alors je vais pas expliquer à Monique que je préfère l’utilisation du point « d’escalier » à celui du point de « chaise », je ne vais pas non plus estimer que c’est imoral de dépoiler un mouton dans le simple but de créer des pulls, je respecte les idées de chacun surtout sur une passion comme celle de la tauromachie qui a cela d’égale avec la box que vous ne pouvez pas dire que vous aimez ou pas si vous n’avez pas vu au moins une fois.
    Au moins pour votre culture je vous invite à vous intéresser un peu avant de dire des choses qui ne font pas honneur à votre intelligence.
    Salut.

  • Allez soyez simpa et lisez « 50 raisons de défendre la corrida » vous verrez qu’il y a quand même pas mal de choses à apprendre et qui feront que vous paraitrez moins bête (pour certains) Je respecte votre choix de ne pas aimer la corrida mais il faut avant tout savoir exactement de quoi il s’agit pour pouvoir affirmer de ne pas aimer car votre excuse « le taureau souffre, il le torture ect ect…. » vous saurez en lisant le livre ben que c’est pas tout à fait juste!! allez je suis sympa je vous met un extrait « Et Wolff de citer les travaux du directeur du département de Physiologie animale de la faculté vétérinaire de Madrid qui ont démontré expérimentalement que le taureau de combat souffre plus du stress pendant le transport ou au moment de sa sortie dans l’arène qu’au moment du combat : ce professeur a même montré que cet animal, particulièrement adapté au combat, avait une réaction hormonale unique dans le monde animal face à la « douleur ». Elle lui permet de l’anesthésier presque immédiatement, notamment par la libération d’une grande quantité de bêta endorphines (opiacé endogène qui est l’hormone chargée de bloquer les récepteurs de douleurs) ce qui explique que le taureau de combat est le seul animal qui, blessé par les piques, revienne au combat plutôt que de le fuir, réaction logique à la douleur. »
    Si après ça vous continuez à maintenir votre argument de la souffrance…… MDR et aussi ce qui trouve que c’est mal de tuer un animal j’ai une question à vous posez….. Vous êtes végétaliens??? nan parce que vos oeufs, votre steack et autres ya bien fallu tuer un animal pour le manger???
    sur-ce passez tout de même une bonne journée
    Et vive la course landaise quand même, qui es un magnifique art!!! (car j’avoue que la corrida n’es plus un art comme avant car certaines personnes en profite pour faire du business)

    • Je ne suis absolument pas convaincue par vos lignes , il est vrai que je mange de la viande, mais avant de manger un morceau de poulet par exemple, je ne me déguise par comme au carnaval pour aller mettre a mort mon poulet dans une basse coure et cela quelle que sois la couleur de la muleta que j’aurais bien voulu prendre avec .

  • Je ne cherche à convaincre personne, j’expose seulement mon point de vue, car pour moi, chacun est libre de penser ce qu’il souhaite et de faire partager son opinion…….

  • Cette réaction n’a rien d’unique dans le monde animal. Quand je me donne un coup de marteau sur la main, une importante quantité d’endorphine se libère très rapidement. Cela me permet de faire face à la douleur et de réagir en conséquence. Tous les mammifères disposent de ce mécanisme de tempérance de la douleur. Maintenant même si j’ai « moins » mal à la main que prévu, premièrement c’est un mécanisme de réaction donc la douleur initiale est la même, deuxièmement j’ai « moins » mal mais j’ai quand même vachement mal (vous noterez le jeu mot 🙂 ).
    Maintenant si je compare aux millions de personnes qui sont fans d’ultimate fighting, je me dit qu’on trouvera toujours des bocaux assez bien fait pour trouver de la noblesse dans tous les sports.

  • @ Vivaladal : si, si, tu essaies de convaincre les gens, mais je trouve personnellement ça très bien qu’on en discute. Comme Billx, tes arguments ne me convainquent pas du tout : tu parles de végétalisme, et tu mets en parallèle le fait de tuer une vache pour en faire un steak et le fait de mettre un taureau dans un enclos et de blesser à mort pour un spectacle…
    Cela dit, je trouve ça très bien que tu donnes ton avis 🙂

  • Je rejoins Billx, alphee et Jika : pas convaincu du tout. Effectivement l’argument du végétalisme ne tient pas : ce n’est pas la même chose de tuer un animal pour se nourrir ou pour le spectacle. Et ce n’est pas parce qu’une hormone est libérée pour calmer la douleur (réaction normale et commune comme le souligne alphee) que cela rend acceptable une boucherie à ciel ouvert.

    Quand à la « recherche » de Prof Tartempion (Juan Carlos Illera del Portal de son vrai nom), je ne la trouve publiée nulle part. Étrange quand même, non ? Je parle de publication scientifique, pas de blog ou de journaux d’information. La seule trace que je trouve de lui à ce sujet est une intervention lors d’un colloque espagnol (donc national, soit de faible importance), ce qui ne nécessite aucune soumission, relecture, jugement critique et approbation de ses paires. Bref, ce ne sont pas des travaux qui ont été confronté à l’avis d’un comité scientifique, ce qui rend à mes yeux nul et non avenue cette « recherche ».

    Je ne veux pas me la jouer moralisateur, mais je te dirais qu’il ne faut pas croire tout ce qu’on lit. Il est nécessaire pour séparer le grain de l’ivraie de garder un esprit critique et de prendre du recul par rapport à ce que l’on peut lire ou entendre.

  • j’aime bien le sujet c’est sympas à lire mais la photo ohhhhhh elle est vraiment répugnante(désagréable à voir)

  • Bonjour à tous,

    Les corridas!!! Oui il s’agit d’un combat entre un taureau et un homme et oui la plus part du temps, c’est le matador qui sort debout. C’est un fait incontestable. J’ai beaucoup de respect pour les opinions à ce sujet. Comme dans tout conflit, il y a les « pro » et les « anti ». Pour ma part je suis fier d’y assister et d’y prendre plaisir deux fois par ans.

    Tout d’abord, la tauromachie est entrée en avril 2011 au patrimoine immatériel français grâce au ministère de la culture. Cette décision a justement été prise suite à l’évaluation du nombre d’oeuvre en tout genre ayant pour thème l’art taurin. A cela s’ajoute l’existence d’un langage et de codes qui lui sont propre.
    Partant de ce constat, il serait en mon sens une grosse erreur de faire disparaitre par la force une ancienne tradition ou culture qui prendrait ses origines aux alentours du Xème siècle.
    En mon sens, la principale question n’est pas interdire ou autoriser mais plus de tolérer et respecter une liberté.
    Si je ne cautionne pas une chose quelle qu’elle soit, je me contente de ne pas y prendre part. Si je n’aime pas un artiste, je ne vais pas le voir.
    Selon vous, devrais-je interdire les gens d’y aller parce que je juge son travail immoral et devrais-je ainsi porter atteinte à sa liberté d’expression ?
    D’où par extension : Devrait-on faire taire Mr Bigard pour ne pas qu’on entende de propos « trop gras » ?

    C’est pourquoi, je pense qu’avant de vouloir révolutionner la tauromachie ou plus simplement de la faire disparaitre ; il serait intéressant de redéfinir certaines priorités. Ainsi, parlons de l’élevage intensif et des conditions dans lesquelles il se fait. Cela me semble plus scandaleux alors qu’on en parle moins. (Un récent reportage sur Europe 1 faisait état de reconsidération quant à l’utilisation de nouvelles farines animales…).

    En plus de cela, un second débat fait surface plus ou moins simultanément.
    En tant que Nîmois, c’est deux fois par ans que ressurgissent les polémiques à l’égard des ferias.
    Je profite de cette occasion pour en parler…

    A l’origine ces fêtes étaient de simples concentrations d’aficionados. Ils assistaient aux courses et se retrouvaient pour débattre de leur passion dans les bodegas. Aujourd’hui, bien entendu ces évènements sont des grosses soirées ou l’alcool coule à flot entrainant bien des dérives. Mais pas seulement ! Il reste encore des passionnés raisonnables ; faut il encore essayer de les chercher…
    C’est en ce sens que je serais gré aux détracteurs de ces évènements de reconsidérer la, plus que populaire, fête nationale de la musique. Arrêtez moi si je me trompe, mais n’honorons nous pas partout en France, le plus naturellement au monde, la culture musicale en buvant un coup aux comptoirs… ? Ayant participé aux deux types de rendez-vous, je vous prie de bien croire ma bonne foi quand je les mets en corrélation.
    Maintenant que vous avez saisi la similitude, expliquez moi pourquoi personne ne la remet en cause. Expliquez moi pourquoi le gouvernement a tant poussé à son développement…

    Sur ces bonnes paroles, restons tolérant, respectons les autres et surtout fêtons tous, tout ça ensemble…

  • Il est vraiment incroyable en 2012 de considérer que torturer et tuer un animal soit de la culture!INCROYABLE!
    S.V.P!ne mélanger pas tout!
    Il n’y a rien d’artistique le dedans!
    Et ne comparez pas un tortionnaire! avec un peintre ou un musicien!MERCI!
    petit texte pour « peut être vous faire évoluer »

    « Les humains se considèrent comme des divinités, ils se prennent pour des dieux..Ils croient pouvoir décider de qui vivra et qui mourra, de ce qui sera détruit et de ce qui sera sauvegardé..Mais en fait ils ne sont qu’une bande de primates déchaînés » :
    Capitaine Paul Watson

  • pour parler de culture générale, je pense qu’il est nécessaire de bien s’informer avant de se lancer sur un sujet.
    Un taureau qui entre au galop dans l’arène a eu auparavant « une « préparation « . En voici une liste non exhaustive :

    Les yeux : enduits de vaseline pour désorienter l’animal.
    Les membres : enduits d’essence de térébenthine qui lui procure des brûlures insupportables, dans le but de l’empêcher de rester tranquille. (ce qui explique que le taureau gratte le sol pour se débarasser de la douleur) et non par folie guerrière)
    Les testicules : dans lesquels on insère des aiguilles cassées dans le but de l’empêcher de s’asseoir ou de s’affaler.
    Les naseaux : dans lesquels du coton est enfoncé et descend jusque dans la gorge dans le but de rendre plus difficile la respiration de l’animal.
    L’échine, les reins : auxquels sont infligés des coups de pieds et de planches. Ces coups ne laissent aucune traces. Juste avant de rentrer dans l’arène, il peut arriver que l’on laisse tomber une trentaine de fois sur l’animal immobilisé des sacs de sable de 100 kg.
    L’usage en dose massive de tranquillisants, d’hypnotisants, voire même de sprays paralysants (identique à ceux utilisés par les forces de l’ordre et altérant la vue) a également déjà été constaté. et bouquet final, on lui plante la cocarde dans la chair avant de le lâcher dans l’arène.voilà comment rendre un herbivore débonnaire fou furieux. Mais c’est bien sûr plus glorieux de le présenter comme un animal belliqueux et méchant dont la mort sera amplement justifiée.Je m’étonne que vous ayez occulté cette partie soigneusement cachée de la corrida.Au passage, il y a dans wikipédia, un lexique des mots se référant à la corrida, tous espagnols (j’ai arrêté de compter à partir de 100) : comment a t on pu la présenter comme tradition française ininterrompue au patrimoine immatériel culturel de l’unesco ?? torturer un animal par plaisir est une honte pour l’humanité.

  • Oui! C’est aussi une question que je me pose souvent!comment a t’on pu faire passer cette barbarie répugnante pour de la culture???
    Y aurait il un barbare qui sommeil en chaque homme? »peut importe son statut social »
    Pourquoi ne voit t’ils pas que ce spectacle n’est rien que de la cruauté gratuite envers un pauvre animal victime de ses tortionnaires?

    La révolution animaliste est la seule susceptible de changer la structure des hommes, cette structure étant pour le moment son symptôme barbare.
    Ce symptôme est construit à partir de ce qui fait retour sous forme de jouissance archaïque interdite car non limitée mais rendue possible car non proscrite à tort par les lois des hommes, envers les animaux ou les assimilés à eux.
    Or la porte de cette jouissance devrait être verrouillée, et cette jouissance de la toute petite enfance, refoulée. Cette révolution structurelle est donc fondamentale. Elle serait un bienfait tant pour les animaux que pour leurs tourmenteurs, les hommes.
    Mais notre espèce la fera-t-elle? J’en doute fort.
    Les bénéfices secondaires de son mal sont bien trop grands. On sait avec Freud que c’est un des plus puissants freins à la guérison.
    Aussi, l’homme restera un barbare, c’est à dire un petit « enfant merveilleux du narcissisme primaire » qui jouit de tout et de tous, sans se préoccuper de la souffrance occasionnée chez ceux sur qui il prélève de quoi prendre son plaisir…
    Ça n’empêche que le devoir de chacun est de s’interposer entre le bourreau et les suppliciés, entre discours pousse-au-crime et victimes designées, inlassablement.
    « Cela consiste à recommencer ». Camus.

  • Tortionnaire d’animaux tueurs.
    On peut y perdre son latin. Les animaux sont torturés sans cesse pour la nourriture, dans la recherche, et même dans l’art, qui en devient pseudo-art.
    Une pulsion non sublimée ne saurait être civilisée. Les parents doivent être clairs là dessus, c’est leur devoir d’éducateurs.
    Il existe pourtant une loi qui reconnaît enfin la sensibilité des autres animaux et qui , de ce fait, prévoit des sanctions. Cependant des milliards d’animaux échappent à cette protection sous prétexte d’utilité. Passons sur la monstruosité d’un tel cynisme pour en venir là où je veux vous amener: les serial killers ont, selon le FBI tous été des bourreaux d’animaux.
    Ce n’est donc pas sans conséquence de faire du mal aux animaux.
    Ainsi, un client de corrida et a fortiori si il est un enfant prend des risques. Les aficionados ou les touristes qui sont les plus coupables car ce sont eux qui font vivre les corridas sont des gens qui torturent des animaux en payant des massacreurs à gage qui reçoivent ainsi d’eux une procuration. Est-ce pour cela que que les espagnols sont à la fois les champions d’europe de coutumes montrueuses envers les bêtes et des crimes sur leurs conjointes?
    En tous cas, nous sommes tous dans ce cas de manière plus masquée en achetant de produits issusde torture animale.
    Et nous ne pouvons que constater que, sans être serial killer en permanence, les humains sont le plus souvent des bombes à retardement, si on se réfère à leurs exploits entre eux pendant les guerres, ou au succès populaire de l’expérience nazie à laquelle tant de gens ont participé par action, intention et ou complicité tacite.

  • Bonsoir! Tout d’abord, je dirais qu’il on peut très bien avoir ou non une ou des religion(s) sans être un fanatique (et qu’il y eut aussi des fanatiques s’étant dits athées…), et qu’il y a toutes sortes d’êtres humains et ayant chacun diverses idées et opinions… 🙂 Je ne suis pas du tout certain que les bovins en général ne distinguent pas la couleur rouge, mais je ne pense pas que ce soit cette couleur en elle-même qui énerve certains taureaux dans des arènes… ZeVs, j’ai lu en gros, sur un site de Wikipédia et ailleurs, qu’un taureau refusant sans cesse les piques et fuyant les appelles de cape pouvait être déclaré «franchement «manso»» («sans bravoure»), et pouvait à la demande du président dans une corrida, recevoir des banderilles noires comme «marques d’infamie»… Alors je trouve trop facile de ta part de parler de «respecter le choix de combat d’un taureau» dans certaines circonstances comme celles de corridas avec mises à morts voulues par certains humains à l’encontre de taureaux à qui ils n’ont pas laissé le choix d’être sur place… Sandico, je ne vois pas de vrai rapport entre des combats de boxes normalement sportifs (de jeux), et où, outre le fait que les combattants n’ont pas pour but de se tuer (ce qui est je pense crucial…) et sont censés (normalement donc…) combattre chacun entre eux par choix et dans une bonne entente (même s’il y a parfois des K.O), et des corridas comme évoquées, avec mises à morts de prévues à l’encontre de taureaux et qui n’ont donc pas choisis d’être sur place… Je pense donc qu’il ne faut pas abuser quand même en tentant de faire certaines «comparaisons» et certains «amalgames» n’ayant point lieu d’être… 🙂

  • Oups désolé, au début de mon message précédent, je voulais écrire «qu’on peut très bien» et non «qu’il on peut très bien», le mot «il» ayant été ici écrit en trop par erreur de frappe de ma part! 🙂

  • bien sur tout le monde ou presque sait que les taureaux ne voient pas rouge et que n’importe quel chiffon,peut les mettre en colére,mais voilà, ils sont élevés pour combattre,les pauvres le fait d’être entier dékà au départ,tout comme les cheveaux les rendent sensibles et un peu coléreux,mais moi étant enfant avec les copains du village,nous passion exprés dans le champs du taureau,où il était seul,séparé du troupeau,parfois il grondait un peu d’autres il ne nous regardait même pas,,j’ai vu des vahes plus mariolles et qui nous faisaient courir,en CORSE

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