Qu’est-ce qu’un ours ?

Non, ça va, je n’ai pas encore craqué mon slip (je porte des caleçons) et je ne vous prends pas pour des idiots. Bien évidemment que vous savez qu’un ours est un mammifère plantigrade omnivore de la famille des ursidés, qui râle le matin tant qu’il n’a pas bu son café et dont on recense  8 espèces largement réparties sur le globe. Les espèces les plus répandues étant le  Roussos et le Chabal.

L’ours dont je veux vous entretenir ici est celui que l’on trouve généralement sur la première page d’un magazine ou d’un journal. Il s’agit du petit encadré qui rassemble les informations (mentions légales obligatoires) telles que les noms de l’éditeur et du directeur de publication, le nom et l’adresse de l’imprimeur, le dépôt légal et l’ISSN (International Standard Serial Number – numéro international qui permet d’identifier de manière unique une publication en série). Bien souvent y sont aussi ajoutés les noms des rédacteurs et de ceux qui ont participé de près ou de loin à la réalisation de l’ouvrage.

Mais pourquoi « ours » ?

Evoquons rapidement la légende urbaine qui prétend que cela viendrait du terme anglais ours qui signifie littéralement les nôtres et désignerait donc l’ensemble des personnes ayant participé à la création du journal. Rien ne permet de créditer aujourd’hui cette hypothèse.

L’explication la plus plausible vient de l’imprimerie elle-même. Au XIXème siècle, c’est l’imprimeur (plus exactement le « compagnon pressier ») qu’on surnommait l’ours en raison des gestes lourds et empreints de force qu’il exerçait pour encrer les plaques de caractères et manier la presse. Des mouvements de va-et-vient (obsédés !) faisant penser à l’attitude d’un ours en cage. Et déjà à l’époque, l’obligation juridique de mentionner le nom de l’imprimeur, celui de l’imprimerie ainsi que son adresse était en vigueur. Par l’amalgame de tout ceci est donc né ce fameux encart, l’ours.

Je retourne hiberner dans ma case.

A propos de l'auteur

Billx

Homme de poids s'il en est, le Billx est un curieux insatiable qui tend à partager le savoir qu'il glane au quotidien. Facile à apprivoiser (un verre de Saumur-Champigny suffit), le Billx n'hésite pas à se servir de l'humour comme d'une arme de vulgarisation massive. Doux la plupart du temps, il accepte sans problème les critiques pourvu qu'elles soient constructives.

5 commentaires

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  • Il y a un petit problème, car, et je parle d’expérience, travaillant dans le monde de la presse, on ne dit pas un ours pour les magazines et les journaux, mais UNE oursE. Alors ? Par contre, je ne sais pas pourquoi.

  • Moi j’aimais bien la 1ere explication (ours=les nôtres), ce qui expliquerait pourquoi les pigistes comme moi sont rarement dedans !

  • Alors non, un pavé d’ours, c’est comme un pavé de saumon sauf que c’est pas le même animal.

    De rien. 😀

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