Pourquoi n’existe-t-il pas de femmes lutteuses de sumo ?

Et oui, pourquoi donc ? Bien que l’on trouve depuis plus de 20 ans des sumotoris non-japonais, il n’existe aucune femme pratiquant le sumo (ou peut-être une, qui pratique cet art martial dans sa cave avec un sac de sable dans le fin fond du Larzac tous les 29 février) et faisant partie d’une école de cette fameuse lutte.

Le fauteur de troubles, c’est la tradition. La tradition japonaise interdit la présence d’une femme sur l’aire de combat. En effet, les rituels shintoïstes jugent (attention les filles) le sang des femmes comme impur. Les femmes furent longtemps non tolérées dans le public et ce jusqu’au début du XXème siècle. Vous avez dit sumo-macho ?

Entre nous, mesdemoiselles, mesdames, vous ne perdez pas grand chose. Vous avez vu comment ils sont fringués ?

A propos de l'auteur

Billx

Homme de poids s'il en est, le Billx est un curieux insatiable qui tend à partager le savoir qu'il glane au quotidien. Facile à apprivoiser (un verre de Saumur-Champigny suffit), le Billx n'hésite pas à se servir de l'humour comme d'une arme de vulgarisation massive. Doux la plupart du temps, il accepte sans problème les critiques pourvu qu'elles soient constructives.

8 commentaires

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  • Sympa l’article, on pouvait s’en douter mais au moins c’est clair comme ça !
    De toute, je doute que quelqu’un aimerait voir des énormes femmes comme ça – à part peut être les sumo eux-mêmes – !

  • Et non, ces mecs sont adulés, considérés comme des demi-dieux. Il ont généralement des compagnes qui font 100 kgs de moins qu’eux et plutôt jolies.

  • Pour être un peu plus précis, c’est le sang des règles qui est considéré comme mauvais. Ce qui ne les empèchent pas d’interdir l’accès au dohyo aux pré-pubaires et aux ménopausées…
    Mais sinon le sumo, c’est cool ! ^^

  • Même si ce n’est qu’à moitié dans le sujet, je conseille vivement le film “sumô” qui raconte l’épopée de quatre amis israéliens qui veulent devenir sumotoris.

  • Je tiens à apporter la précision suivante, en tant que connaisseur de ce sport millénaire : c’est le sang en général qui est prohibé sur un dohyo, aire sacrée et consacrée comme telle par des prêtres shinto. Les femmes étant susceptibles d’avoir des menstruations, la tradition a toujours fait qu’elles ne peuvent le gravir, que ce soit par combattre ou donner une récompense, pas même l’Impératrice.

    Mais je dois signaler que de la même façon, quand un lutteur (chose rare) se blesse au point que son sang coule sur le dohyo, il ne peut être effectué de nouveau combat sans qu’une cérémonie de purification préalable ne se soit déroulée. Ce n’est donc pas un fondement mysogine à la base.

  • Le shin sumo (sumo féminin) était connu il y a 500 ans au moins, prohibé en 1926 parce qu’associé à la prostitution féminine (combats dans les maisons closes pour exciter les clients) il a été remis au goût du jour au début des années 2000 dans l’optique que ce sport soit accepté comme discipline olympique (obligation que le sport soit ouvert aux femmes). Une université japonaise au moins accepte et forme des femmes sumo.

  • Les femmes interdites dans le sumo c’est vrai mais uniquement chez les professionnels car dans le sumo amateur il en vas tout autrement.

    Des clubs, que ce soit au Japon ou à l’étranger , admettent les femmes qui portent une combinaison comme celle des haltérophiles ou lutteuses. Dans le sumo amateur il y a même des catégories de poids, chose complètement exclue dans le sumo professionnel.

    Pour tout savoir sur le sumo :
    http://www.dosukoi.fr

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