Même si on a tendance à le croire en désuétude, le pourboire reste incontournable dans certains pays et de bon ton dans certains « milieux ». Voici donc une liste qui vous éclairera sur le montant à « lâcher » selon les pays dans lesquels vous serez peut-être amené à voyager, histoire de ne pas passer pour un rat :
- Allemagne/Autriche/Bulgarie : Il est insultant de ne pas laisser au moins 5 à 10% du montant de la note. On donne cet argent en main propre au serveur.
- Afrique du sud : C’est de 10 à 15%. Et il est très mal perçu d’oublier.
- Angleterre/ Ecosse/Irlande/ Pays de Galles : Le salaire des serveurs étant très faible, il est obligatoire de laisser entre 10 et 15%.
- Belgique : Comme en France, le service est compris. Après, c’est à la libre appréciation du client de laisser quelques pièces ou non.
- Canada/ Etats-Unis : Le paiement par carte bancaire est de mise dans ces pays. Le montant du pourboire est indiqué au bas de la facture. De l’ordre de 15 à 20%, vous n’y échappez donc pas et il rejoint le montant global à payer.
- Chine/Thaïlande/Vietnam : Dans ces contrées, le pourboire n’est pas reconnu. Pourtant l’essor touristique fait du pourboire un accord tacite (10% de la note). De plus, il est très coutumier de donner au quotidien la « pièce » aux chauffeurs et autres guides.
- Danemark/Finlande/Norvège/Suède : La pratique du pourboire dans les pays scandinaves est désuète. On note toutefois quelques rares exceptions dans les restaurants de luxe (au bon vouloir du client).
- Egypte/Inde/ Maroc/Tunisie : Bien plus que le pourboire (même si celui-ci reste de l’ordre de 15% tout de même), c’est le bakchich qui reste incontournable dans ces pays. Si le pourboire récompense des services déjà rendus, le bakchich est une somme dont on se fend en prévision de futurs services : Une bonne place dans un théâtre ou un restaurant, une chambre avec vue, une place confortable dans un train… En inde plus particulièrement, vous serez sollicité au moindre petit service. Mieux vaut donc prévoir une poche bien remplie de pièces de 1 à 5 roupies.
- Espagne : Bien que le service soit compris, il est d’usage de laisser 5 à 10%, même aux chauffeurs de taxis.
- Grèce : Les 10% de pourboire se laissent sur la table.
- Hongrie : Même si rien ne l’impose, on donne presque toujours de 10 à 15 % de la note. Petite particularité : On réserve aussi ce traitement de faveur aux dentistes et aux médecins.
- Italie : Il y a encore 30 ou 40 ans, le pourboire était un affront car il laissait entendre que le serveur était mal payé. Aujourd’hui, les pourboires sont acceptés sans problèmes (et oui, c’est la crise hein !) et représentent 10 à 15% de la note quand le service n’est pas compris.
- Japon : Ne vous risquez surtout pas à laisser un pourboire. C’est considéré comme offensant. On n’aime pas être pris pour un mendiant au Japon (tu confirmes Kae ?).
- Lettonie/Estonie/Lituanie : Ne faisant pas partie des moeurs des Pays baltes, le pourboire tend pourtant à se faire une place, mondialisation oblige (10%).
- Pologne/Portugal/Russie : Facultatif. 10% selon le degré de satisfaction laissé par le personnel.
- Suisse : Réputation de pays riche oblige, le pourboire est aboli depuis 1985. Le service est donc compris depuis cette date. Cependant, toutes les professions sus-citées ne sont pas contre de recevoir un petit quelque chose. Pire, en deçà de 10% de la note, c’est une injure.
- Turquie : Au restaurant, 10% de pourboire sont volontiers laissés. Par contre, les conducteurs de taxis peuvent « s’asseoir dessus ».
75% des touristes français mettent la main à la poche. Les allemands, champions du genre, sont près de 90% à laisser piécette(s) ou billet(s). Le pourboire moyen est de 1,50€.
Certains décrivent l’ancêtre du pourboire comme les petites pièces que donnaient les seigneurs du Moyen Age à leurs serveurs.
Au XVIIIème siècle un tavernier anglais eut l’idée de laisser une boite sur le comptoir dans laquelle les clients pouvaient mettre de l’argent afin d’être servis plus rapidement. Ces boites se multiplièrent dans les tavernes. Sur celles-ci on pouvait lire l’inscription « To Insure Promptness » (pour assurer la rapidité – du service, of course). Je ne vous ferai pas l’affront de vous révéler la signification du terme anglais tip de nos jours.
Au début du XIXème siècle en France, il était coutume de laisser un fond de bouteille aux serveurs ou même de leur offrir un verre pour qu’ils se désaltèrent une fois leur service terminé. Puis, on leur donna ensuite quelques pièces… Pour boire.
N’oubliez pas le rédacteur.







Correction: le pourboire n’est pas obligatoire au Canada quelque soit le mode de paiement. Le pourboire optionnel est entre 10 à 15 % du montant de la facture.
@ Claude : J’ai lu tellement de sources contradictoires…
@ tout le monde : N’hésitez pas à nous faire profiter de vos expériences personnelles !
En fait c’est obligatoire nulle part, par contre effectivement, si tu ne laisses pas de pourboire dans certains pays, ce n’est pas la peine d’espérer être servi cordialement (voire servi tout court).
J’ai eu le cas en Angleterre ou je n’ai pas laissé de pourboire la première fois, il a fallu que je mette de l’argent sur le comptoir pour que le serveur me regarde
Pour l’Inde, 15% c’est un minimum et pas que dans les restaurants, dans les « pousse-pousse », hôtels et autres ils demandent toujours une marge.
Après, c’est à se demander si les touristes sont trop bons
Et en France ? (je doute que tous les lecteurs de culture générale ne soient Français. Il doit bien y avoir des Belges et des Canadiens).
@Damien : pour la France, voir Belgique.
Tu parle de donner « la pièce » au guide en chine/thailande/vietnam. Voila qui est bien révélateur. Les français sont considérés comme les plus pingres des touristes. Même si le guide fait partie d’un services plus global, il faut savoir que l’essentiel de son revenu vient du pourboire. Si il passe plusieurs jours avec vous pour vous faire découvrir le pays, il n’attends pas quelque euros mais plutôt une rémunération. Apprendre le français demande du temps, rétribuer le.
Je suis plutôt d’accord avec cet article, mais pour avoir été dans plusieurs de ces pays, il faut aussi voir dans quelle situation on s’y retrouve: un touriste père de famille, un étudiant ERASMUS et un expat’ n’obéiront pas aux mêmes règles dans les mêmes restos/taxis/bar/.. d’un même pays, et ce n’est pas une question de richesse obligatoirement.
Bien intéressant ce billet, merci Billx.
Mais je m’interroge :
« les petites pièces que donnaient les seigneurs du Moyen Age à leurs serveurs. »
Ce ne serait pas les serviteurs plutôt ?
En Hongrie, le pourboire est inclut dans la note, en bas de page et s’élève à 10 ou 15% du total. Impossible d’y échapper ! Rien n’empêche de donner en plus par contre !
@Agatzebluz : Non, il s’agit bien des serveurs des banquets.
« En fait c’est obligatoire nulle part, par contre effectivement, si tu ne laisses pas de pourboire dans certains pays, ce n’est pas la peine d’espérer être servi cordialement (voire servi tout court). »
Sauf que le pourboire arrive *après* la note et le service
Je confirme la remarque de Claude : au Québec (où je vis), le pourboire n’est jamais inclus dans la facture. Il peut être parfois suggeré en bas de note dans les sites touristiques (pour les maudits francais) mais c’est toujours à vous de l’ajouter dans la note finale.
L’usage pour signifier un très mauvais service est de laisser 1c de pourboire (vous pouvez cracher sur le serveur, le résultat sera pas loin d’être équivalent).
Précision utile (au vu des nombreux articles du blog sur le sujet) pour boire une bière dans un bar il vous en coutera 1$ de pourboire par verre, quelque soit le prix du verre et même si vous êtes allé chercher votre pinte au comptoir.
PH > Je ne l’ai pas précisé mais je parlais du second service en fait
Quel pourboire donner à un rédacteur d’article ?
Un commentaire contenant au moins 10% du nombre de mots de l’article ?
Trop cher pour moi, je préfère passer pour un pingre pingouin.
Alors, j’ajoute ma petite pierre à l’édifice. ^^
Pour le Japon, en effet le pourboire n’existe pas ici, sauf dans les grands restos à la française ou des restos qui se veulent hypes. Cependant, je ne sais pas si le pourboire est mal perçu ailleurs. Je dirai plutôt que puisse que les gens ne laissent pas de pourboire, le serveur ne saura pas vraiment quoi faire des 20O yens (1€50) que vous allez lui laisser…
Ensuite, pour ce que j’ai connu :
- en Allemagne, lorsque le serveur apporte la note, vous ajoutez 10% de la note et vous arrondissez au supérieur, puis vous annoncez ce montant au serveur qui vous rendra la monnaie sur votre prix annoncé.
- en Inde, il n’y a pas vraiment notion de pourboire quand vous êtes non-indien, mais plutôt une notion de vous faire cracher au maximum dans le prix de base.
- en République Tchèque, le service n’est pas compris. C’est 5% si vous prenez que de la boisson et 10% si vous mangez (car les bars « pures », sans côté resto sont rares). Si vous n’êtes pas satisfait du service, vous ne laissez rien. Ca m’est arrivé une fois.
Bonjour
au sujet des Etats-Unis, lors de mes déplacements, j’ai été prévenu de bien remplir le TIP en bas de la facturette carte bleue
cette somme manuscrite est le pourboire que le patron reversera à ses employés,si on ne veut rien donner il faut barrer la case.
il paraît, mais c’est sans doute de l’intox, que si on omet de la remplir, elle peut, par une main malhonnête être renseignée d’un chiffre qui sera ajouté sur la facture de la carte.
perso çà ne m’est jamais arrivé.
amicalement
@alphee : je ne suis pas sûr que les Français soient considérés comme les plus pingres. Les plus râleurs, c’est probable, mais les plus pingres, foi d’ancien serveur, ce sont les Suisses et les Japonais (mais je viens de comprendre pourquoi pour nos amis asiatiques).
J’ai fait ici une digression sur les guides en chine en relatant les dires d’amis chinois qui exercent ce métier. Les français voient le guide comme un service déjà payé à qui on donne un pourboire.
Cependant je m’écarte du sujet de l’article en parlant de cela.
Pour ce qui est du « service » au restaurant, je pense que la situation est différente. Dans les pays où il faut ajouter le tip, si ils pensent à le donner, ils sont du genre à donner un peu beaucoup pour être sûr de ne pas mal faire.
au maroc le pourdoire n est pas obligatoir car ici toute est poussible meme de consommer et ne pas payer c est possible ;
le roi mohamed 6 EST UN GRAND VOLEUR CAR IL VOLE TOUTE LA RICHESSE DU MAROC . IL Y A BEAUCOUP DE PAUVRE.
Très bon article, dommage qu’il manque Cuba !
Je mis suis rendu cette année mais pour les pourboires c’était assez compliqué car ils ont deux monnaie la bas. Le peso nationale mais qui a une valeur très faible et le cuc ou dollars cubain mais qui n’a pas la même valeur que le dollar américain.
Au finale je me suis fixer de donner 15% mini de pourboire pour éviter tout froissement.
Pas net ce « tip »…
http://www.snopes.com/language/acronyms/tip.asp
xavier dit :
11 février 2010 à 18:49
« … au Québec … pour boire une bière dans un bar il vous en coutera 1$ de pourboire par verre, quelque soit le prix du verre et même si vous êtes allé chercher votre pinte au comptoir. »
Truc que je n’ai jamais compris.
Donc le mec qui sert 60 bières à l’heure pendant l’heure « de pointe » (mettons, dans les bars très fréquentés ça doit être atteint voire dépassé) se fait 60$ de pourboire dans l’heure. Est-ce raisonnable ?
Aurais-je dû faire barman au Québec plutôt que de longues études ?