L’information inutile du vendredi : Les copains

Un ami, on l’appelle aussi un copain. Ces deux mots n’ont aucun rapport puisque « ami » vient du latin amicus, alors que « copain » est né au Moyen-Age. En fait, le lien entre les deux, c’est le petit-déjeuner…J’en ai perdu, je crois ^^.

Au Moyen-Age, pour petit-déjeuner, on avait l’habitude de prendre des soupes, dans lesquelles on trempait du pain, l’équivalent de notre café-tartine en somme. En guise de confiture, on versait dessus des potages parfumés au lait, ou aux lardons (comme c’est appétissant…). Donc, celui avec qui on partageait le pain, c’était notre « co-pain », comme un « co-piaule » pour une chambre.

De quoi être copain comme cochon pour de bon maintenant.

A propos de l'auteur

Mycroft

Mycroft est le frère du célèbre détective Sherlock Holmes. C'est une sorte de "culturegénéralivore", qui prend tout ce qu'on lui propose, même si les sciences et la technologie restent son domaine de prédilection.
Son péché mignon sont quand même les informations qui ne servent à rien, du style, le mot le plus connu au monde est "OK", le second est "Coca-Cola" :)

13 commentaires

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  • Fichtre ! En conclusion, les membres de nos familles sont aussi nos copains !
    Et alors la question à 2 balles qui en découle: pourquoi « copine » et pas « copaine » ? 🙂

  • > Eusebe : (Tu l’as voulu, tu vas l’avoir) Parcque « co-pine »… xD
    Plus sérieusement, on peut supposer que, puisque phonétiquement, « copain » devient « copin », le féminin « copine » s’impose. A moins que ce ne soit carrément une règle de grammaire. Quelqu’un a une idée ?

  • Euh… Tu peux expliquer, Pierre ?:-)
    Compagne => qui partage le pagne, le vêtement qui cache la partie entre le ventre et les cuisses ?
    ça ne se partage pas, ce vêtement 😉

  • bien vu pierre.
    copain est le cas sujet de compagnon.
    (Présent jusqu’au XIVe dans l’ancien français, le cas sujet est une déclinaison correspondant au nominatif du latin)
    Compagnon est issu du latin companio: celui avec qui on partage le pain.

  • Mon prof de français au collège nous avait donné cette explication, et je me rappelle avoir moi aussi tout de suite tilté sur « ben dans ce cas, copine ça veut dire… »

  • Euh, Alphée, je crois que tu confonds 2 phénomènes linguistiques… la différence n’est pas ici entre cas sujet et cas régime, mais il s’agit de doublets (mots ayant la même origine latine, mais ayant évolué différemment au Moyen Age selon les milieux).

    même origine : cum + panem
    – évolution « populaire » (+ déformé) -> copain
    – évolution « savante » (phonétiquement + proche) -> compagnon

    Même phénomène pour nager/naviguer, écouter/ausculter, etc.

    Pour de plus amples et savantes considérations, revoir cours de français 5e ;-)), ou à la rigueur Wikipédia.
    ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Doublet_lexical )

  • à l’origine le mot soupe désignait la tartine de pain qui était recouverte de liquide (potage) c’est de la que vient l’expression « trempé comme un soupe » quand on se prend une averse.

  • Merci Jean-Michel de relancer le débat et en attendant de revoir mon cours de 5eme j’ai fait quelques recherche:
    Le doublet copain compagnon a fait au cours des siècle l’objet de nombreuses études étymologique et certains auteurs écrivent pas mal de pages sur le sujet.
    Je me reporte ici à une synthèse de l’académie des inscriptions et belles Lettres.
    Au XVI ème siècle, Jacques Dubois décrit dans un article sur le pain le « compain » partage le pain et d’autres choses et de ce fait les « compainon » et la « companie » sont camarade.
    Un peu plus tard, Jean Thierry atteste qu’en Picard et en Wallon « compain » et « compaignon » sont synonyme et que de même qu’en francois le premier est la forme diminué du deuxième (ce qui laisse entendre qu’à cette époque les sens sont bien éloigné).
    Certaind essaient un peu plus tard de rattacher compagnon à plusieurs mots:
    Compaganus concitoyen
    Combino : unité
    compagine construction
    cum + pannus étoffe, drapeau
    mais aucun textes ne vient conforter les idées.

    Pour les philologues d’aujourd’hui, compagnon et sa forme familière copain (jadis compain) ont été formé par le latin vulgaire avec le préfixe cum et le substantif pannis.
    Les meilleurs exemple se situe dans la chanson de Roland où compain/compainz forment le cas sujet singulier/pluriel, compagnon/compagnons forme le cas régime singulier/pluriel.
    Il s’agit donc bien d’un cas sujet / cas régime. Néanmoins il y a aussi un doublet lexical mais pas celui que tu évoques.
    En Latin existe le mot companio dont l’accusatif est companionem. Cependant ce mot n’existe qu’en latin tardif.Il est en fait réintroduit à partir de de la langue vulgaire
    dans le sens de compagnon tel qu’on peut le voir fin du moyen-age et qui persiste avec les compagnons du tour de France.

  • Un grand merci pour cet echange …c est bon de voir que d aucun s interesse encore a lhistoire des mots..et non aux Marseillais et autres Plus belle la vie..??

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