Ce qu’on peut lire sur les tombes

N’y voyez pas une passion pour les choses morbides, ni une obsession pour la mort mais aujourd’hui nous allons nous pencher sur les épitaphes (nom féminin). Nous ne nous pencherons pas littéralement sur ces inscriptions funéraires ; mais littérairement.

L’épitaphe, sorte d’éloge funèbre est en fait un genre littéraire  existant déjà dans l’Antiquité Grecque.  C’est un poème, écrit soit pour être inscrit sur une pierre tombale, soit rédigé en souvenir de quelqu’un. Destinée à être lue rapidement par le passant d’un  cimetière, l’épitaphe est très courte et commence souvent par la formule « ci-gît » ou « ici repose ».  En fonction de la personne à qui elle est destinée ; soi-même, une personne aimée, admirée ou même détestée l’épitaphe peut être drôle, grinçante ou cinglante. Elle résume le tempérament du défunt ou une caractéristique  importante de sa vie. Lorsque l’épitaphe devient satirique sous la plume d’un écrivain, on l’appelle « épigramme ».

Voici un florilège d’épitaphes d’illustres inconnus ou de personnages plus célèbres :

  1.  Alphonse Allais  :   Ci-gît Allais – sans retour.
  2. Pfff…
  3. François Mauriac;  Mort : la seule de mes aventures que je ne commenterai pas.
  4. Elle ne voulait que mon bonheur, Sa mort l’a bien prouvé.
  5. Eugène Ionesco :  Priez  Je ne sais Qui — j’espère Jésus Christ
  6. Parti sans laisser d’adresse.

Certaines personnes sont passées maîtres dans la recherche et la collection d’épitaphe, arpentant les cimetières et collectionnant les mots gravés sur les tombes. L’un d’eux  a d’ailleurs inventé un néologisme pour se définir comme un « nécrosophe », c’est à dire spécialise des cimetières. Bertrand Beyern s’appuyant  sur sa passion a rédigé plusieurs  livres truffés d’anecdotes et de bizarreries sur les cimetières et les tombes d’hommes célèbres. Il organise aussi  des visite guidées à thèmes ( tombes historiques d’assassinés et d’assassins, le Père-Lachaise érotique…) et des conférences sur le site même du  Père-Lachaise et même des safaris nécropolitains à l’affût des plus belles épitaphes.

Et vous ? Avez-vous déjà prévu votre épitaphe ?

A propos de l'auteur

A.Ccélère
A.Ccélère

Femme fatale aux courbes si parfaites qu’indicibles, je reste au foyer pour éviter les paparazzi et mener une vie tranquille loin des projecteurs. J’en profite pour cultiver mes neurones et m’intéresser à tout et n’importe quoi. Mes madeleines préférées sont la grammaire française, la littérature, la musique savante et la pédagogie.

4 commentaires

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  • Coucou

    fidèle lecteur et ça ne cessera pas de sitôt, je me permets une très légère critique sur cet article, à savoir l’utilisation trompeuse du terme « morbide », en effet ce mot évoque la maladie et non la mort, il aurait fallu utiliser macabre en l’occurrence.
    toujours dans l’esprit de critique positive non basée sur l’envie ou la jalousie, ce qui va sans dire va mieux en le disant.
    pour en revenir aux épitaphes, j’adore celle de Bruno Cremer (acteur décédé en 2010)
    Ceci est un trou de mémoire.

    amicalement

  • Je me souviens d’une épitaphe,dont j’ai oublié l’auteur,qui disait ceci:

    « ci-gît ma femme,oh qu’elle est bien,
    Pour son repos,et pour le mien… »

    Ou plus connue: »je vous l’avait bien dit que j’étais malade »….

    Je recherche encore la mienne….

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