Petites règles de grammaire géographique

Alors que le précédent article (et a priori le suivant) parle de l’étymologie des villes françaises, je vais ici vous parler des règles des grammaires pour les régions de France (et de navarre)

  • Lorsqu’on se rend dans une ancienne province française ou une province hors de France, il faut utiliser la préposition en lorsque le nom de la province en question est féminin ou masculin qui commence par une voyelle (en Bretagne, en Anjou, en Vendée…).

Dans le cas ou le nom est masculin, on utilise soit dans le soit en (dans le Berry, en Berry…)

  • Pour les départements français, c’est une autre affaire:

En général on utilise dans le ou dans la (dans le Var, dans les Yvelines…) pour les départements français.

Mais la règle se complique lorsqu’on a des départements qui sont des noms composés singuliers formés de deux éléments coordonnés par et : Si le premier des deux noms est féminin, on utilise en (en Seine-et-marne, en Meurthe-et-moselle…). Néanmoins si le premier est masculin, on dira bien dans le ( Dans le Tarn-et-Garonne, dans le Loir-et-Cher…)

Et comme une règle admet toujours des exceptions, quelques départements se construisent toujours aussi avec en (en Gironde, en Dordogne…)

  • Pour les villes, on utilise toujours la préposition à même si certaines pratiques sont tolérées comme dire en Avignon ou en Arles mais celles ci proviennent de l’époque classique ou cela était courant. Toutefois cet usage est en train de disparaitre et il serait incorrect de l’utiliser avec d’autre villes (en Paris, en Brest…)

Si vous avez réussi à tout lire d’un trait félicitations 🙂

Pour ma part même avec ces règles, je me pose des questions sur la validité du “je monte sur Paris” ou “je descend sur Grenoble”…

Cordialement,

Votre dévoué Lieutenant

(Sources: Académie française)

A propos de l'auteur

lieutenant

Lieutenant est un contributeur de longue date puisque mon premier article remonte à février 2008 mais au fil du temps écrit de moins en moins régulièrement.

Mes articles préférés sont ceux qui portent sur la langue française comme l'origine des mots et des expressions. Je suis un grand fan du dictionnaire de l'académie française. Cependant je porte aussi un vif intérêt à tout ce qui est science ainsi qu'informatique bien que n'étant ni scientifique ni informaticien...

J'essaye de ne pas trop partager mes idées d'articles avec Commandant car celui-ci a déjà fait preuve de fourberie et m'a volé des idées mais je ne peux rien faire contre un supérieur hiérarchique!

Je viens de m'installer à Paris, je vais en profiter pour essayer de recommencer à poster un peu plus régulièrement

Je vous transmet mes sincère salutations, vous lecteurs avec qui, à travers votre écran, je suis en intelligence

24 commentaires

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  • C’est dans des cas comme çà qu’on s’aperçoit qu’une langue est difficile à apprendre.

    Je vois que je connaissais les prépositions à employer ( même sans avoir apprisent les règles) mais plutot car le français est ma langue maternelle et que donc je connais tout ça de mémoire.

    Mais quid d’un étranger qui apprent plutot les langues grâce aux règles de grammaire?! Il y a de quoi s’arracher les cheveux.

    Par contre en ce en ce qui concerne les “je descend”/”je monte”, la règle serait plutot la suivante :
    Comme la France était (et est) un pays fortement centralisé cette expression devait s’employer lorsqu’on allait à la capitale (souvent chercher du travail, pour des pb administratifs,…). Donc quelque soit l’endroit de france, je pense qu’on emploie le verbe “monter” quand on va sur Paris ou par extension dans une ville plus grande que le point de départ.

    Il existe peut-être aussi une notion de Nord/Sud mais je n’en suis pas certain.

    Pour pouvoir déterminer une règle il faudrait demander à des gens de plusieurs endroit en France comment ils disent pour un certains nombre de villes…

    • Je vais sur Paris comme on l’entend très souvent est impropre. Soit on peut dire je vais à Paris ou vers Paris si on désire indiquer une direction. Il en est de même pour je vais “sur” l’île de Ré (par exemple). Eh bien non, on ne va pas sur une île mais “dans” une île tout comme on ne penserait pas dire je vais “sur” le Loir-et-Cher. Je remarque très souvent dans les commentaires un appauvrissement de la langue française et notamment des accents qui sont complètement oubliés alors qu’ils ont une signification phonétique qui n’existe pas en anglais. Un détail à savoir, afin d’éviter quelques fautes d’orthographe, il suffit de configurer son ordinateur ; la faute de frappe ou d’orthographe est soulignée en rouge. D’ailleurs les étrangers qui apprennent notre langue sont plus attentifs et certains dépassent de loin les petits français pour qui l’orthographe est devenue du style phonétique lié à l’usage des sms.

  • Dans le nord (59) on dit descendre sur paris, je pense que c’est le coté géographique qui est utilisé comme référence.
    En tout cas je n’ai jamais entendu quelqu’un me dire qu’il monte à paris.

  • “En tout cas je n’ai jamais entendu quelqu’un me dire qu’il monte à paris.”

    Oui moi bordelais à Lille, je continue à Monter à Paris, ce qui fait beaucoup rire ici 🙂

  • ahh mon dieu, ‘je monte sur’ ‘je descend sur’ …! Ma grand mère est prof de français et je vous jure que cette expression lui fait s’arracher les cheveux!! Je crois que c’est aussi français que ‘au jour d’aujourd’hui’ ou ‘l’ami à quelqu’un’ … à vérifier :p

  • Punaise, je n’avais jamais pensé à toutes ces subtilités que j’utilise naturellement !!!
    C’est vrai qu’un étranger qui apprend la langue va se retrouver chauve à force de s’arracher les cheveux LOL.
    Merci pour ce petit cours.

  • Et encore ici je me suis cantonné au villes et régions française, parce qu’il y a encore d’autre règles pour les iles, grandes ou petites, masculines ou féminines!
    De même pour les autre pays…

  • Salut,

    en ce qui concerne monter et descendre dans une ville, il me semble avoir entendu que c’etait une réminiscence des Temps Modernes ou le cheval de fer mécanique (le train quoi, etait roi)
    De fait, fi des dispositions géographique, on monte (dans le train) à Paris, et on descend (du train) à Lille
    Donc, j’aurai tendance a dire “monter à” et “descendre à”, et non sur, et surtout, meme de Lyon, je dirais(et d’ailleurs, je dis !!) “je descends à Paris ce WE” ou “je descends à Marseille cette semaine”
    “monter à/sur la capitale” serait dans mon esprit un abus de langage consacré par la vox populi…

    Mon explication est elle fondamentalement foireuse ou serais-je au moins en partie pas totalement “à coté de la plaque” (l’origine de cette expression ferait d’ailleurs un bon prochain billet…)

  • Cette explication me semble intéressante mais je pense qu’il y a aussi soit une origine géographique (nord/sud) soit une origine liée à la capitale (on monte à la capitale). Je vais faire quelques recherches…

  • Voilà qui confirme mon explication:

    Dans la définition de monter dans le dictionnaire de l’académie française on trouve la phrase:

    “Se dit en particulier d’un déplacement du sud vers le nord (fam.). Monter de Marseille à Paris ou, simplement, monter à Paris.”

  • Toutes ces subtilités grammaticales que l’on emploie correctement en général et surtout sans s’en rendre compte, sûrs qu’ils ont des cheveux à se faire ceux qui veulent apprendre le français !

    Merc, encore un article très intéressant 🙂

    Pour monter/descendre, je l’ai toujours imaginé comme un point de vue géographique comme si on regardait une carte de France, verticalement devant soi : du coup les gens du Sud montent à/sur Paris par exemple et inversement non ?
    Bon si on parle avec le relief en tête les gens des massifs/montagnes comme les Pyrénnées, les Alpes, le Massif Central, les Vosges etc. descendent bien souvent :p

  • Petite correction quant à ton article : on dit “en Avignon”, “en Arles”, etc. et cela est toujours d’usage et n’est aucunement du pédantisme ! Cest dû au fait qu’il s’agit de noms de villes commençant par la lettre “a” … (SOURCE : “Dictionnaire de l’Académie française”). Cela équivaut au principe grammatical anglais, où l’article “a” prend un “n” devant un mot commençant par une voyelle … ce qui donne “an” …

  • Merci à tous ceux qui ont eu une petite pensée pour les non-francophones. Combien de fois ai-je lu les règles concernant “en, dans, aux, à” – et pourtant je continue à me tromper obstinément. Pour moi, il n’y a pas de vraie logique. J’avais un prof de français l’an dernier qui hurlait chaque fois que quelqu’un disait “sur Paris”. Mais vous êtes d’accord qu’on l’entend tout le temps ! Dans mon travail, je suis entourée de franco-français qui écrivent sur la culture et le voyage, et je peux vous dire que je m’accroche à mon Grevisse ! Une chose qui m’a toujours marqué EN France, c’est un pays où il y a ce qui “se fait” et puis le terrible “ça ne se fait pas”. Qu’il s’agisse de prépositions où de la température du champagne, il y a des mystères de la correction que “nous autres” ne pénétrerons jamais totalement.

  • Alors, de ce fait même, j’ai une petite question. Lorsque le nom de la commune est au pluriel, est-il correct de la faire précéder par la préposition “à”? Par exemple, j’ai souvenir d’une commune près de mon village d’enfance qui s’appelait “Les Pioliers”, ou encore d’une autre, proche de mon lieu d’habitation, s’appelant “Les Daguets”. Aussi, n’est-ce pas plus correct de dire, dans ce cas précis, qu’on habite aux Pioliers, ou aux Daguets?

    De même, Je me pose la question, car j’ai écouté ma chère mère, landaise corps et âme, me dire qu’elle se rendait à le Vieux Boucau, en prétendant que c’etait l’usage. Cela m’étonne puisque pour ma part j’aurais dit “au Vieux Boucau”….

    Vos avis éclairés?

    Merci.

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