Pourquoi le samedi est-il considéré comme chômé?

En France le samedi férié est issu du milieu bancaire. L’usure fut pendant une longue période interdite aux catholiques pour cause d’immoralité des prêts avec intérêt. Ce sont donc majoritairement les juifs qui réalisaient ce type d’opérations financières. Ces derniers alors étaient autorisés à prêter aux non-juifs par leur religion.

Après le moyen-âge, des Italiens du nord, les Lombards, s’y sont mis. Puis les gens de l’Europe du nord (les Flamands). Face à l’accélération des échanges commerciaux, l’Église catholique admet au XVeme siècle la possibilité des prêts à intérêts en échange de compensations parfois cocasses*. Dans ce cadre, l’Eglise impose à ceux qui pratique le commerce de l’argent une journée pour se purifier avant le « jour du seigneur ». Cette pratique a également été développée par le fait que les juifs, alors employeurs, fermaient les établissement bancaire le samedi. Cet usage du milieu bancaire s’est ensuite progressivement étendu au reste de la population.

Ce sont les accords Matignon du 7 juin 1936 qui officialisent le samedi chômé.

*Comme ce compte ouvert à « notre seigneur » par le banquier Fugger au début du xvie siècle. Elle fait même montre d’un certain talent dans son adaptation : ses services spécifiques sont monnayés et les excès des ventes d’indulgences, qui assurent des rémissions de purgatoire aux acquéreurs.

Edition du 3/03/2008: Suite à de nombreux commentaires, j’ai édité le titre de ce billet afin de le rapprocher du message que je cherchais à faire passer. Je tiens à répéter que je ne soutiens aucunement que le samedi est un jour non-travaillé pour tous en France. Le sujet de mon propos était de retracer l’origine du fait que le samedi appartienne à la fin de semaine chômée dans la conception collective.

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commandant

8 commentaires

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  • Bonjour,

    En quoi le samedi est-il férié ?! Je pense que vous avez voulu dire « chomé » plutôt, non ?

    Par ailleurs le samedi chomé ne touche pas tous les secteurs, et même dans le tertiaire il y a beaucoup d’exceptions : commerce, médias, tourisme, etc.

    A+

  • En effet vous avez raison par férié j’entendais chômé. Je suis tout à fait d’accord avec vous que certains secteurs ne sont pas touchés par cet effet.

    Cependant vous admettrez que lorsque l’on parle de week-end on entend généralement une fin de semaine non-travaillée. Ce que je voulais pointer dans ce message est l’origine du fait que le samedi, en plus du « jour du seigneur » soit traditionnellement chômé en France.

  • Le samedi n’a aucun statut particulier (contrairement au dimanche). Il n’est pas chômé dans un nombre très important de secteur d’activité (santé, transports, commerce, hôtellerie-restauration, médias de toutes sortes, sécurité, etc…) D’ailleurs quand quelqu’un qui ne travaille pas habituellement le samedi prend une semaine de congés payés, on lui décompte six (6) jours, du lundi au samedi inclus, seul le dimanche ne l’est pas. Je suis loin, très loin d’être convaincu par vos affirmations. Je m’appuie aussi sur mes fonctions de délégué du personnel et de la connaissance du Code du Travail qu’elles impliquent.

  • Je tiens à répéter que je ne soutiens aucunement que le samedi est un jour non-travaillé pour tous en France. Le sujet de mon propos était de retracer l’origine du fait que le samedi appartienne à la fin de semaine chômée dans la conception collective.

  • Écoutez, je tiens à vous reveller une histoire, jadis, il y a un millier d’années, le jour chômé était uniquement le Samedi car c’est le septième jour que Dieu a recommander au peuple de lui rendre gloire selon la bible toute entière. Vers l’année 300 après JC se sont multipliés ceux qui choisissaient le dimanche comme jour de prière, il ont mélangé le christianisme et l’idolâtrie (ce sont des gens qui prient au Soleil le dimanche ou Sunday ou le jour du soleil). D’ailleurs, le premier jour de la semaine est le dimanche. dorénavant, le Samedi et le Dimanche sont considérés comme chômés. Ceci est à retenir, après un référendum établi par l’autorité politique et religieuse romaine, beaucoup ont choisi le dimanche (au lieu du Samedi Sabbat) pour s’arrêter de travailler et aller à l’église. Ainsi le 7 Mars 321 (après JC), l’Empereur Romain CONSTANTIN a signé que c’est le dimanche qui est, désormais, chômé. Et jusqu’à présent, les discussions inter-religion continuent. Alors, que considère-t-on, les lois du seigneur le Vrai Créateur ou celles de l’église ou des hommes qui ne sont que des créatures du Créateur!!!! Lisez la bible.

  • Puisse la lumière du seigneur nous révéler la vrai foi 🙂
    On est hors sujet de l’article mais on va préciser un peu les dire de rakoto.
    Il y a plus de deux milliers d’année ;), le samedi, jour de sabbat, était, pour les juif, un jour de repos (il l’est encore).
    La Palestine deviens romaine. Il n’y a pas spécifiquement de jour chômé hebdomadaire à Rome mais il y a beaucoup de tolérance. Si les employeurs accepte que les employés fasse le sabbat. Pas de problème.
    Jésus nait et fait le sabbat toute sa vie. Cependant après sa résurrection, certains chrétiens célèbre le jour de sa résurrection (le dimanche) comme jour de prière.
    Le temps passe. L’empereur Constantin 1er devient chrétien. Il va rendre chômé le dimanche. A l’époque l’empire reste encore très polythéiste. Pour justifier son acte, il s’appuie sur le très en vogue culte de Sol Invictus (le soleil invaincu). Le jour du soleil étant le dimanche, il le rend chômé, comme ca tout le monde est content.
    En 364, lors du Concile de Laodicée, les chrétiens n’ont plus le droit de pratiquer le sabbat.
    Pour l’histoire, lors de ce concile on interdit aussi à la femme toute responsabilité dans l’église et on liste les quatre évangiles comme constituant du nouveaux testament, les autres textes étant désignés apocryphes.

  • Bon, Alphee, tu le rejoins quand le coté non obscur de la force (tu vas te lancer dans l’écriture d’articles, zut alors !) 😉

  • Pour revenir sur le « compte ouvert à « notre seigneur » par le banquier Fugger ».
    Fugger est toujours dans les bonnes affaires.
    La construction de Saint Pierre de Rome a commencé et la papauté a besoin de masse d’argent pour financer les meilleurs artistes. Un joli commerce s’installe. Léon X vend à l’archevêque Albert de Brandebourg le droit de vendre des indulgences. En plus de l’achat du droit de vente, il doit reverser la moitié des gains à la papauté.
    Fugger finance pour 21000 ducats l’acquisition du droit et l’organisation du commerce. Il récupéré en échange la moitié des gains (donc le quart du magot)
    Johann Tetzel est le prédicateur qui va dépeindre toutes les horreurs du purgatoire et l’absolue nécessité d’acheter des indulgences. Il va aller jusqu’à réussir à vendre des indulgences pour des pêchés qui n’ont pas encore été faits.

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