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Posté par Mycroft le 26 février 2010 à 17:29

Faire l’autruche. C’est joli, c’est exotique, ça montre qu’on a de l’imagination. Trop d’imagination, en fait. Une autruche à la réputation de se mettre la tête dans le sable lorsqu’il y a un danger (d’ailleurs, les collégiens ont tous déjà crier « Autruche !! » dans la salle de classe, avant de se jeter sous les tables). Sachant qu’elle peut courir jusqu’à 70 km/h, ça serait dommage d’échapper au prédateur, non ? Mais alors, d’où vient cette croyance populaire ?

Ce serait la faute de Pline l’Ancien, qui décrivit un comportement curieux à savoir qu’il arrive à l’autruche de se replier sur elle-même et de former une sorte de « tas de terre », de manière à se cacher, mais en général, elle aura tendance à mettre 2 kilomètres dans la vue de son tueur. Par contre, il est vrai que ses yeux sont plus gros que son cerveau.

GOLF : Gentlemen Only, Ladies Forbidden. Ça fait sourire, mais c’est trop beau pour être vrai. Le golf viendrait plutôt de Hollande où il était connu sous le nom de colf (dérivé de l’allemand kolbe, baton), puis devint ultra populaire en Écosse (« La jeunesse de Picsou » est d’ailleurs un bon document historique).
Bref, le golf, c’est comme les Haribo :D .

Une dernière idée, « Jeter l’éponge ». Non messieurs, ce n’est pas quand nous sommes nous à la cuisine, ça en est même très loin ! Rocky IV, ca vous rappelle quelque chose ? Bon, essayez de voir ce passage où pendant le match opposant Ivan Drago à Apollo Creed,  Rocky tiens la serviette, prêt à la jeter, mais Apollo Creed lui interdisant, il en résulte la mort de ce dernier. Bref, ce geste signifie l’abandon du combattant, et comme  il arrive que, durant les combats, ce soit une éponge et pas une serviette, de là est née l’expression.

Si avec ça, vous ne clouez pas définitivement le bec à tonton René ^^…

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Posté par Neicisum le 18 février 2010 à 17:49

Vous l’aurez compris, j’aime les titres énigmatiques ! J’ai décidé de vous donner aujourd’hui une information insolite et qui a donc toute sa place sur ce blog. Je pense que vous avez tous entendu quelqu’un vous dire un jour que si vous mangez des betteraves, votre urine deviendra rouge. Alors idée reçue ? Ou fait avéré ?

Si vous m’aviez posé cette question quelques années auparavant, je vous aurai sans doute répondu qu’il s’agit d’une simple légende urbaine, imaginée par des parents soucieux de trouver une idée amusante pour faire manger des betteraves à leurs enfants réticents. Pourtant, tout cela est bien réel !

En effet, la betterave contient des pigments rouges appelés bétacyanines (et plus précisément bétanine pour la betterave) qui ne sont pas métabolisés par l’organisme. Au contraire, ils ont tendance à être rapidement évacués par les urines, ce qui donne cette fameuse coloration rosée et porte le nom de fausse hématurie dans le domaine médicale. Il faut savoir aussi que le rouge de betterave E162 (additif alimentaire d’origine végétale) contient exactement les mêmes pigments et produit donc, à forte dose, le même effet. Rassurez-vous, c’est totalement sans danger !

Mais alors, pourquoi n’est-ce pas le cas à chaque fois et pour tout le monde ? Plusieurs raisons à cela. Tout d’abord, la quantité de bétanine contenue dans une betterave va dépendre des conditions de culture et de récolte. Ainsi, plus cette quantité est faible, moins l’effet sera prononcé. Ensuite, les conditions gastrointestinales relatives à chaque individu vont avoir un effet sur la décomposition de la bétanine (notamment lors de la présence d’acide oxalique), ce qui explique pourquoi tout le monde n’est pas sujet à cette coloration.

Sachez encore que le rouge n’est pas la seule coloration que peut prendre votre urine. Problèmes de santé mis à part, des effets secondaires rares de certains médicaments (amitriptyline par exemple) peuvent donner à votre urine une couleur bleue ou verte.

Je terminerai cet article en vous citant un chercheur en biologie qui, dans l’un de ses cours, nous lança : « Pissez beaucoup, pissez souvent ! » (vous me pardonnerez l’expression :) ).

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Posté par Neicisum le 17 février 2010 à 21:29

Quel drôle de titre ! Vous l’aurez compris, il s’agit là d’une référence à la fameuse expression « clair comme de l’eau de roche ». Et pourtant, lorsque l’on aborde le sujet de l’eau de façon scientifique, tout n’est pas aussi clair que cela ! Pourquoi ce liquide, que l’on retrouve partout autour de nous (l’eau recouvre en effet 71% de la surface de notre planète) ainsi qu’à l’intérieur de nous (un corps d’adulte est composé d’environ 60% d’eau) est encore aujourd’hui classé parmi les plus grandes énigmes de la physique ? Tout simplement parce qu’aussi banale soit-elle, l’eau reste de loin la substance la plus mystérieuse que l’on connaisse.

L’eau fait un peu figure de mauvaise élève de la chimie, car elle a tendance à ne pas suivre les lois qui s’appliquent pourtant aux autres liquides. Prenons le cas de la congélation. La densité d’un liquide « normal » a tendance à augmenter lorsque la température diminue. C’est aussi le cas pour l’eau, mais uniquement jusqu’à 3,98°C. En dessous de cette valeur, l’eau se dilate et sa densité diminue. Voilà pourquoi les glaçons flottent à la surface de l’eau, il en est de même pour les icebergs et c’est tant mieux ! En effet, si la banquise venait à sombrer, il n’y aurait plus d’isolation thermique ce qui entraînerait à terme une congélation des océans (et ainsi une disparition des écosystèmes sous-marins). Cette propriété s’explique par sa structure qui consiste en un assemblage de tétraèdres réguliers (lorsque la température est basse) présentant de nombreux trous, donc du vide. Voilà pourquoi sa densité diminue.

Je pense que si je vous demande la température du passage de l’eau de son état liquide à son état solide, vous me répondrez tous fièrement : 0°C. Et vous avez raison (comme quoi, il y a aussi certaines questions triviales sur ce site). Mais ce que vous ne savez peut-être pas, c’est que si elle respectait la loi de changement d’état des liquides ayant pour formule générale H2X, son point de congélation devrait se situer à une température de -110°C et non 0°C (un peu plus embêtant pour faire des glaçons à la maison !). De même, son point d’ébullition serait de -80°C et non 100°C ce qui rendrait impossible toute vie sur Terre (car l’eau n’existerait qu’à l’état de vapeur).

Les propriétés mystérieuses de l’eau ne s’arrêtent pas là, contrairement à mon petit exposé, car la suite deviendrait beaucoup plus complexe et nettement moins culture générale. Il faut savoir que plusieurs théories sont avancées afin d’expliquer les nombreuses « anomalies », sans pour autant faire l’unanimité au sein de la communauté scientifique. Elle n’a donc pas encore livré tous ses secrets.

Je pense que vous ne regarderez plus votre verre d’eau de la même façon à présent ! A consommer sans modération ! 

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Posté par Eusebe le 17 février 2010 à 21:00

Hier soir, la chance m’a été donnée d’assister à un grand moment de télévision, non pas un match de Ligue des Champions mais un Nelson Monfort en très grande forme commentant un course de patinage de vitesse entre une « longiligne hollandaise » et une « courte sur pattes » russe, et disserter sur les « magnifiques cuisses » de ces dames. :D
En bruit de font, un claquement régulier, ou plutôt devrais-je dire un « clap »ement…

En effet, depuis la fin des années 90 les patineurs de vitesse utilisent des patins attachés à l’avant de la chaussure seulement, au moyen d’un pivot (à l’instar des skis de fond). Ils doivent leur nom de patins clap au bruit qu’ils font quand le talon se rabat sur la lame.
L’intérêt de ce type de patin est de permettre un contact maximal avec la glace, et donc une poussée optimale à chaque mouvement.

Pour vous en convaincre, tendez votre jambe sur le côté et essayez de garder toute l’intérieur du pied en contact avec le sol dans le sens de la marche. Vous avez alors moins d’envergure que si vous tendez le pied jusqu’à n’avoir que la pointe au sol. Le premier cas correspond au mieux que vous puissiez pousser avec la lame fixe. Au-delà, la pointe de votre pied accrochera à la glace ou bien vous aurez une surface de contact minime. Dans le second cas (pied tendu), vous aurez encore toute la lame en contact avec la glace grâce au patin clap.

à défaut d’image libre de droit, je vous invite à regarder ce lien, et particulièrement les premières photos de patineurs. A gauche, jambe tendue, la lame touche la glace sur toute sa longueur. A droite la même chose sans le patin clap ; l’extrémité de la lame accroche à la glace

Pour le côté historique, le patin clap a été utilisé pour la première fois en compétition pendant la saison 1984/1985, mais ce n’est que lors de la saison 1996/1997 qu’il a fait ses preuves, utilisé par l’équipe néerlandaise (la mise au point de ce patin ayant été réalisée par la faculté des sciences de mouvement de l’Université libre d’Amsterdam). En août 1997, l’Union internationale de patinage homologue officiellement ce patin, notamment pour clarifier la situation en vue des Jeux Olympiques de Nagano de 1998 (Les Pays-bas remporteront 10 des 30 médailles en patinage de vitesse).

Bien que l’effet soit difficilement quantifiable, on estime le gain de temps entre 0.5 et 1.5 seconde par tour, le gain étant plus important sur des grandes distances.

A noter: ces patins ne sont pas utilisés pour le short track pour des raisons pratiques et sécuritaires, les virages de cette piste courte étant beaucoup plus serrés et difficiles à négocier.

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