Après avoir traité de la petite histoire de la couche-culotte ici même il y a presque 2 ans, j’en remets une… Couche.
Alors quel est le lien entre la poussée dentaire et les fesses rouges ? Parce que c’est vrai, aussi petit soit le bébé, il n’a quand même pas la tête près des fesses (sauf les matins où il est mal réveillé). L’explication est finalement très simple :
Lorsqu’il fait ses dents, le bébé se trouve incommodé par de multiples désagréments. Il faut dire que pour que la dent perce la gencive cela demande une grande énergie dont nous n’avons pas idée ! L’érythème fessier (les fesses rouges) est le premier signe qu’une dent va percer. Lors de la pousse d’une dent, l’enfant est souvent pris de fièvre. Alors, comme tout humain normalement constitué, pour refroidir son corps, le bébé va transpirer et davantage là où il fait le plus chaud : Sous la couche !
La peau des fesses des bambins, très fragile, se trouve alors à « macérer » d’une manière prolongée dans la sueur ce qui développe éruption cutanée et autres rougeurs.
Alors n’hésitez pas à laisser vos chérubins les fesses à l’air lorsqu’ils font leurs dents, quitte à laisser le balai et la serpillère à portée de main…
On peut en effet se poser cette existentielle question.
Car si l’on comprend aisément pourquoi il convient de mettre la main devant la bouche lorsque l’on tousse ou éternue, ou pire, lorsque l’on a un petit renvoi, il est curieux de mettre la main devant la bouche lorsque l’on bâille : en effet, il n’y a là a priori, pas de risque de contamination de ses voisins (on inspire) et il n’y a pas plus de risque particulier d’inoculation d’un virus, puisqu’un bâillement n’est au final qu’une respiration… particulière : « mouvement d’inspiration suivi d’une expiration en ouvrant grand la bouche ».
On pourrait alors croire que cette habitude déjà ancienne serait issue des usages anciens (ceux-là mêmes qui voulaient que l’on fasse ses besoins derrière les rideaux de Versailles). Et pourtant, non : l’habitude de se mettre la main devant la bouche n’est ni une marque de politesse ni d’hygiène, mais résulte d’une superstition selon laquelle le diable profiterait des bâillements pour pénétrer l’âme des pauvres humains, croyance que l’on retrouve également chez les musulmans :
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« Les femmes espagnoles, lorsqu’elles bâillent, ne manquent pas de se signer quatre fois la bouche avec le pouce, de peur que le diable n’y entre » (Dictionnaire infernal, Jacques-Albin-Simon Collin de Plancy, 1818).
« Quand l’un de vous bâille, qu’il place sa main devant sa bouche sinon le Diable y entre » (Abou Sa’id Al Khoudri).
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- Un diable (de Tasmanie) en train de bâiller
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Attention tout de même : même si l’on s’inquiète moins du Malin aujourd’hui qu’autrefois, la politesse veut tout de même que l’on évite d’exposer ses amygdales à tout bout de champ…
Cet article a originellement été publié sur Memesprit.
Même s’ils n’étaient pas qualifiés de clowns, des milliers d’amuseurs publics ont jalonné l’histoire de l’humanité. Néanmoins, le comique préféré des enfants (et de certains grands) reste le clown.
Le cirque moderne (né dans la deuxième moitié du XIXème siècle), essentiellement équestre à ses débuts, intègre peu à peu des comiques de « piste » chargés d’amuser le public pendant les changements de décors.
Au fil du temps, ces derniers se couvrent de paillettes, arborent des perruques et se maquillent le visage en blanc. Le clown blanc est né. Mais trop sérieux, mélancolique et solitaire, 0n l’associe avec un acolyte joyeux et gaffeur vers la fin des années 1860 : L’Auguste ! Ce dernier porte des habits bariolés, des chapeaux ridicules et des chaussures démesurées. Et un signe distinctif lui est propre : Le nez rouge. Mais d’où vient-il ce nez rouge ? Voilà l’explication la plus probable:
Un soir de 1865 au Cirque Renz de Berlin, un écuyer comique, Tom Belling, rentre sur la piste avec 4 grammes dans chaque bras (ah, le Balto !). Il est forcément victime de chutes imprévues qui font hurler de rire l’assistance. Son alcoolémie sévère s’était aussi bien chargée de donner une belle couleur rougeâtre à son appendice nasal. Le public,bien moqueur, l’aurait alors traité de Dummer August ce qui en argot berlinois signifie « homme stupide ». Mais le personnage connut un grand succès. L’Auguste et son nez étaient nés.
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